Wall Street rattrapée par la prudence avant le rapport sur l'emploi

Wall Street a terminé dans le rouge jeudi, effaçant en fin de séance

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PHOTO RICHARD DREW, ARCHIVES AP

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Agence France-Presse
NEW YORK

Wall Street a terminé dans le rouge jeudi, effaçant en fin de séance l'enthousiasme déclenché par la Banque centrale européenne et des statistiques américaines encourageantes, à la veille du très attendu rapport sur l'emploi: le Dow Jones a perdu 0,05%, le Nasdaq 0,22%.

Selon des résultats définitifs, le Dow Jones a lâché 8,70 points à 17.069,58 points et le Nasdaq 10,28 points à 4.562,29 points.

L'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,15% ou 3,07 points à 1.997,65 points.

«C'est un peu une surprise car tous les radars étaient au vert», a commenté Art Hogan de Wunderlich Securities.

Les indicateurs américains du jour ont conforté l'idée d'une amélioration de l'économie américaine, avec notamment une baisse surprise du déficit commercial du pays en juillet et une accélération de la croissance de l'activité dans les services en août.

Les investisseurs avaient aussi accueilli très favorablement en début de séance l'offensive menée par la BCE pour tenter de stimuler la croissance de la zone euro via l'abaissement de son principal taux directeur et le lancement d'un programme de rachats de produits financiers.

«Ces mesures, on l'espère, vont aider l'économie européenne à se redresser et, dans une logique de gagnant-gagnant, vont permettre aux entreprises américaines de vendre plus aux sociétés et consommateurs européens», a remarqué William Lynch de Hinsdale Associates. «C'est tout bonus pour leurs bénéfices.»

De plus, au moment où les taux d'intérêt sont au plus bas des deux côtés de l'Atlantique, l'injection de liquidités sur les marchés financiers par la BCE devrait aussi profiter aux actifs considérés comme plus risqués, dont le marché des actions.

Petit bémol toutefois: les annonces de la BCE «impliquent un renforcement important du dollar face à l'euro, et par conséquent une baisse de la compétitivité des exportations des entreprises américaines dans la zone euro», a souligné Gregori Volokhine de Meeschaert Financiel Services.

Le premier effet s'est déjà fait sentir: les cours du brut ont fléchi sous la pression du renchérissement du dollar jeudi, entraînant dans leur chute les actions des groupes pétroliers Chevron ou ExxonMobil.

«Le marché digère toutes ces annonces et le jury est encore en train de délibérer sur l'ampleur de l'impact de l'action de la BCE sur l'économie», a estimé Art Hogan.

Les courtiers se sont aussi placés sur la réserve avant la diffusion vendredi du rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis, jauge importante de la santé de l'économie américaine.

«Comme les indices sont proches de leur niveau record, on a vraiment besoin d'un élément catalyseur puissant» pour les faire monter encore plus, a souligné Art Hogan.

Le marché obligataire a terminé en baisse. Signe d'une demande moindre, le rendement des bons du Trésor à 10 ans a progressé à 2,448% contre 2,410% mercredi soir, et celui des bons à 30 ans, à 3,205% contre 3,156% la veille.




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