Wall Street et Bay Street ignorent les mauvais chiffres

Wall Street a choisi d'ignorer de mauvais chiffres économiques aux États-Unis... (Photo Brendan McDermid, Reuters)

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a choisi d'ignorer de mauvais chiffres économiques aux États-Unis jeudi et pris le parti d'en rejeter la responsabilité sur un hiver exceptionnellement rude dans le pays: le Dow Jones a progressé de 0,40% et le Nasdaq de 0,94%.

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Les marchés à la fermeture:

  • Dow Jones 16 026,56 / +63,65 (0,40%)
  • NASDAQ 4240,67 / +39,38 (0,94%)
  • S&P 500 1829,83 / +10,57 (0,58%)
  • TSX 14 001,65 / +101,16

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Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a avancé de 63,65 points à 16 027,59 points et le Nasdaq, à dominante technologique, a engrangé 39,38 points à 4240,67 points.

L'indice élargi S&P 500 a gagné 0,58% (+10,57 points) à 1829,83 points.

La multitude de résultats financiers trimestriels d'entreprise dévoilés jeudi a aidé la Bourse de Toronto à clôturer la journée en hausse.

L'indice composé S&P/TSX a avancé de 101,16 points pour terminer avec 14 001,65 points.

Le détaillant Canadian Tire a affiché un bénéfice trimestriel en hausse de 17 %, ses clients ayant acheté davantage de souffleuses, de pelles et de batteries d'automobiles pour s'ajuster aux conditions hivernales plus sévères. Et la Financière Sun Life a soutenu le secteur de la finance en dévoilant un bénéfice d'exploitation presque deux fois plus important que celui de l'an dernier pour son plus récent trimestre.

Un des titres qui ont perdu le plus de plumes a été celui de Bombardier, qui a culbuté de neuf pour cent. Le géant du transport a indiqué que la livraison de ses premiers avions de la CSeries entraîneraient des coûts de développement supplémentaires d'environ un milliard $.

Le dollar canadien s'est quant à lui apprécié de 0,17 cent US à 91,1 cents US.

Un marché à la recherche d'opportunités d'achats

Mis sous pression en début de séance par une salve d'indicateurs américains peu brillants, les indices boursiers new-yorkais ont rapidement repris du poil de la bête, dans un marché à la recherche d'opportunités d'achats à bon compte.

«Lorsque l'on voit à quel point le temps a été terrible au cours du dernier mois, les chiffres ne sont certes pas extraordinaires, mais ils ne sont pas si catastrophiques», a commenté Michael James, de Wedbush Securities.

Après deux rapports mensuels consécutifs faisant état d'un rythme d'embauches décevant aux États-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont affiché une progression supérieure aux attentes au cours de la première semaine de février, s'établissant à 339 000 contre 335 000 attendues.

D'autre part, les ventes au détail ont reculé en janvier, de 0,4%, alors que les analystes misaient sur des ventes stables, et les stocks des entreprises ont gonflé légèrement plus que prévu en décembre.

Cela «indique que les dépenses de consommation étaient plus faibles à tous les niveaux», ont relevé les analystes du site d'information financière Briefing.com.

Mais cela ne signifie pas que «l'activité disparaît, c'est seulement qu'elle est reportée à demain», a expliqué Gregori Volokhine, gérant du fonds Meeschaert USA. «Les ventes en magasin, la fréquentation des restaurants, les créations d'emplois sont toutes influencées par (...) un hiver exceptionnellement rude», a-t-il précisé.

En outre, les «résultats d'entreprises ont été généralement bons cette semaine, mis à part (l'équipementier en télécoms) Cisco» que personne ne regarde plus vraiment comme un baromètre du secteur technologique, a poursuivi M. James.

Dans ces conditions, après avoir en outre reçu l'assurance cette semaine du maintien du cap ultra-accommodant de la politique monétaire américaine par la nouvelle présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, «les investisseurs sont partis à la recherche de bonnes opportunités d'achats», a-t-il ajouté.

Time Warner Cable bondit

D'autre part, les indices ont trouvé du soutien dans l'annonce jeudi de l'acquisition pour 45,2 milliards de dollars de Time Warner Cable (TWC) par Comcast, le premier câblo-opérateur américain, qui doit donner naissance à un nouveau géant du secteur. Le titre de TWC a bondi de 7,02% à 144,81 dollars, mais Comcast a reculé de 4,12% à 52,96 dollars.

Le marché a applaudi par ailleurs le triplement du bénéfice net du fabricant de pneus Goodyear l'an dernier, malgré des ventes décevantes. Le titre s'est hissé à 26,66 dollars, s'envolant de 10,30%.

Cisco a quant à lui été plombé par l'annonce, sans surprise, mercredi de nets reculs de ses résultats trimestriels, en raison notamment de difficultés sur les marchés émergents. Il a reculé de 2,54% à 22,27 dollars.

Le géant des boissons sans alcool PepsiCo a baissé de 2,21% à 79,69 dollars. Il a dégagé des bénéfices meilleurs que prévu l'an dernier, mais ses prévisions annuelles sont ressorties légèrement en deçà des attentes.

Dans le secteur automobile, le constructeur General Motors a cédé 1,01% à 35,20 dollars. Le numéro un de l'automobile aux États-Unis va rappeler près de 780 000 véhicules en Amérique du Nord pour un problème d'allumage.

Wall Street a également sanctionné le chiffre d'affaires et le bénéfice inférieurs aux attentes de la chaîne de supermarchés bio Whole Foods qui a chuté de 7,21% à 51,46 dollars.

De même, le groupe de cosmétiques Avon, tombé dans le rouge en 2013, a cédé 3,05% à 14,60 dollars.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,736% contre 2,763% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,686% contre 3,723% à la précédente clôture.

- Avec La Presse Canadienne




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