Impression de journaux: Transcontinental dit avoir de la flexibilité

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Julien Arsenault
Agence France-Presse
Montréal

La direction de TC Transcontinental (T.TCL.A) dit avoir la flexibilité nécessaire pour répondre aux besoins des éditeurs de quotidiens qui cherchent à sous-traiter leurs activités d'impression afin de réduire leurs coûts.

En plus de cesser d'imprimer le quotidien La Presse en semaine dès le 1er janvier 2016, l'entreprise vient de restructurer son entente de 18 ans avec le Globe and Mail pour compenser des réductions de prix et de services à l'éditeur de ce journal.

Transcontinental recevra en contrepartie 31 millions de dollars d'ici la fin du mois.

«Cela devrait offrir la possibilité de conclure d'autres ententes avec des journaux en ce qui a trait à l'impression, a expliqué son président et chef de la direction, François Olivier, mardi, au cours d'une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du quatrième trimestre. Cela n'aura pas d'impact sur notre profitabilité.»

L'entente couvre quatre des cinq marchés pour lesquels la société imprime le quotidien national.

«Nous nous sommes penchés sur les (quatre) régions pour offrir au Globe and Mail les assouplissements nécessaires pour lui permettre de demeurer un quotidien national, a expliqué M. Olivier. Les facettes de l'entente sont différentes selon les marchés.»

Le contrat entre Transcontinental et le quotidien national vient à échéance en 2028.

C'est la troisième fois que la société établie à Montréal restructure un contrat de la sorte. En 2014, l'imprimeur et éditeur avait entre autres reçu 31 millions de La Presse.

Questionnée par les analystes, la direction de Transcontinental a concédé que la disparition de la version papier en semaine de La Presse aura un impact sur ses volumes ainsi que de «quelques millions» de dollars sur ses revenus.

Le quotidien de la rue Saint-Jacques est imprimé à l'usine de Pointe-aux-Trembles de Transcontinental, dans l'est de Montréal, qui imprime également des hebdomadaires ainsi que le journal Métro.

L'entreprise compte absorber cette perte de revenus en réduisant ses coûts.

Dans le passé, Postmedia (T.PNC.B) avait entre autres décidé de confier à Transcontinental l'impression de ses quotidiens The Gazette, du National Post, du Calgary Herald ainsi que du Vancouver Sun.

Quant à sa performance trimestrielle, Transcontinental a réalisé un bénéfice net de 100,2 millions de dollars, ou 1,28$ par action, en forte hausse par rapport à 9 millions, ou 12 cents par action, lors du quatrième trimestre de l'année dernière.

Ce résultat est attribuable à un ajustement fiscal favorable aux États-Unis, une baisse des charges reliées à la dépréciation de certains actifs ainsi qu'une diminution de frais de restructuration.

De leur côté, les recettes ont fléchi de 1,5%, à 540,1 millions, notamment en raison du contexte publicitaire plus difficile dans les secteurs de l'impression et des médias.

Le chiffre d'affaires des activités d'impression et de l'emballage a affiché une progression de 1% pour s'établir à 400,5 millions. Du côté des médias, les revenus ont été de 165 millions, en baisse de 7,8%.

Abstraction faite des éléments non récurrents, Transcontinental a vu son bénéfice ajusté glisser de 4,7%, à 60,6 millions, ou 78 cents par action. En excluant l'effet défavorable de la charge de rémunération à base d'actions, ce résultat aurait affiché une progression de 1,5 million.

Pour l'exercice, la société a vu ses profits bondir de 149,8%, à 262,6 millions, ou 3,36$ par action, alors que les revenus ont grimpé de 0,6%, à 2 milliards.

«L'année a été excellente, a affirmé M. Olivier aux analystes. Nos activités d'impression et notre secteur des médias ont fait preuve de résilience.»

Le grand patron de l'entreprise espère réaliser d'autres acquisitions du côté de l'impression d'emballages souples de produits alimentaires, ce qui permet de compenser le recul des revenus publicitaires dans certains secteurs, comme celui des médias.

Selon M. Olivier, Transcontinental est en mesure d'allonger entre 400 et 600 millions si la bonne occasion se présente.

Par ailleurs, le président de TC Media, Ted Markle, quittera ses fonctions le 31 décembre, a fait savoir l'entreprise. Ses responsabilités seront réparties à travers les dirigeants actuels de Transcontinental.




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