• Accueil > 
  • Affaires 
  • > Merrill Lynch paye 415 millions pour échapper à des poursuites 

Merrill Lynch paye 415 millions pour échapper à des poursuites

Entre 2009 et 2012, la banque Merrill Lynch... (Photo Emmanuel Dunand, AFP)

Agrandir

Entre 2009 et 2012, la banque Merrill Lynch s'est engagée dans des opérations comptables qui ont permis de réduire «artificiellement» le montant qu'elle devait déposer dans ses réserves pour faire face à une éventuelle demande de ses clients de récupérer leur dû.

Photo Emmanuel Dunand, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Washington

La banque d'affaires américaine Merrill Lynch va payer 415 millions de dollars pour éviter d'être poursuivie pour avoir illicitement utilisé l'argent de ses clients afin de financer des activités de courtage, a indiqué jeudi le gendarme boursier des États-Unis.

Entre 2009 et 2012, la banque Merrill Lynch s'est engagée dans des opérations comptables qui ont permis de réduire «artificiellement» le montant qu'elle devait déposer dans ses réserves pour faire face à une éventuelle demande de ses clients de récupérer leur dû.

Cette manoeuvre a permis à Merrill Lynch de dégager jusqu'à 5 milliards de dollars qu'elle a utilisés pour financer des activités spéculatives et risquées.

«Si Merril Lynch avait fait faillite en raison de ses opérations de courtage, (ses) clients (...) auraient été exposés à un trou béant dans ses réserves», écrit la Securities and Exchange Commission (SEC) dans son communiqué.

La banque a également manqué à son obligation de placer les fonds de ses clients à l'abri de réclamations de tierces parties dans le cas où elle aurait fait faillite, assure la SEC, chiffrant à 58 milliards de dollars le montant total potentiellement à risque.

«Merril Lynch a violé ces règles, notamment au coeur de la crise financière et l'important dédommagement imposé aujourd'hui reflète la gravité de ces manquements», a commenté Andrew Ceresney, un des cadres de la SEC.

La banque, filiale de Bank of America, a reconnu les faits tout en assurant dans un communiqué qu'aucun de ses clients n'avait été affecté par ces pratiques. «Les questions liées à nos procédures et nos contrôles ont été corrigées», a assuré un de ses porte-parole dans un courriel à l'AFP.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer