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Tests médicaux: une innovation montréalaise en compétition internationale

Le biocapteur FlowsensUM de l'équipe BiosensUM.... (Photo Amélie Philibert, fournie par l'Université de Montréal.)

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Le biocapteur FlowsensUM de l'équipe BiosensUM.

Photo Amélie Philibert, fournie par l'Université de Montréal.

Une douzaine d'étudiants de l'Université de Montréal participent cette fin de semaine aux Pays-Bas à un concours international d'appareils de tests médicaux. Leur appareil mesure en cinq minutes, plutôt qu'une heure avec les tests actuels, la concentration dans le sang d'un antibiotique délicat à administrer.

La vancomycine

« La vancomycine est un antibiotique de dernier recours », explique Jean-François Masson, du département de chimie de l'Université de Montréal, qui accompagne les étudiants de l'équipe BiosensUM à Eindhoven, aux Pays-Bas.

« Elle a des effets toxiques assez importants si on dépasse une certaine concentration, alors il faut la suivre régulièrement. Le seuil toxique n'est que cinq fois plus grand que le seuil d'efficacité, en moyenne. Actuellement, on prend des échantillons de sang plusieurs fois par jour et on les envoie au laboratoire central, où ils sont mis en culture. Notre appareil fait ça en cinq minutes. »

L'appareil s'appelle FlowsensUM et a la taille « d'une boîte à chaussures ».

Une douzaine d'autres équipes participent à BiosensUM et doivent toutes mesurer la concentration de vancomycine. Les deux autres concours BiosensUM visaient des biomarqueurs cardiaques et rénaux.

Un pépin

M. Masson et d'autres professeurs de l'Université de Montréal ont déposé à l'été 2017 leur candidature au troisième concours SensUS, où sont en compétition des appareils de tests médicaux mis au point par des étudiants.

« On a recruté l'équipe au début de l'automne en en parlant durant les cours », dit M. Masson, qui travaille depuis une dizaine d'années sur les biocapteurs utilisés par différents appareils de tests médicaux. « Ce sont des étudiants de chimie, de biologie, d'informatique, de Polytechnique et de HEC. »

La directrice étudiante de l'équipe, Maripier Dinel, a par exemple été recrutée par son superviseur de maîtrise en chimie. « On a travaillé un ou deux mois pour déterminer les différents paramètres et décider qu'on utiliserait une technologie microfluidique », dit Mme Dinel en entrevue depuis les Pays-Bas.

Y a-t-il eu des embûches ? « On voulait synthétiser la molécule de détection de la vancomycine, dit un autre membre de l'équipe, Jean-Antoine Gauthier Cyr. Mais on n'y est pas arrivés, alors on a dû acheter la molécule. Ça coûte plus cher. »

Un pépin est même survenu en route vers Eindhoven : le service de livraison a égaré le colis contenant l'appareil et M. Masson a dû aller le récupérer à Bruxelles.

Le plan d'affaires

L'appareil coûte 10 000 $ à fabriquer, mais chaque test coûtera 10 fois moins cher qu'un test en laboratoire central, soit quelques dizaines de dollars, selon M. Masson.

« On pense qu'en tenant compte des problèmes que peut causer la vancomycine et de la pénurie de main-d'oeuvre dans les laboratoires, notre solution automatisée et avec transmission des données à distance vaudra la peine. Il ne reste qu'à valider les taux de faux positifs et de faux négatifs, qui ne semblent a priori pas problématiques. La prochaine étape sera de valider le concept de façon plus robuste et d'approcher des investisseurs potentiels pour financer le développement du prototype final. »

L'appareil serait fabriqué par l'équipe, mais ses composants seraient achetés sur le marché.




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