Ratios patients-infirmière: la FIQ réclame maintenant une loi 

La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la... (Photo Jacques Boissinot, PC)

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La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Nancy Bédard.

Photo Jacques Boissinot, PC

(Québec) Une semaine après avoir rencontré Gaétan Barrette afin de mettre en place des solutions rapides à la surcharge de travail des infirmières, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) réclame désormais que le gouvernement adopte une loi pour encadrer les ratios patients-infirmière.

Nancy Bédard, présidente de la FIQ, affirme «qu'avec la crise qu'on vit, avec tout ce qui a été vécu par les professionnels en soins, (...) on doit passer par une loi».

«[Il faut] s'assurer que les équipes de soins ne [travaillent] plus selon les aléas des élus et des restrictions budgétaires», a-t-elle dit mercredi à l'Assemblée nationale, de passage à Québec pour rencontrer les partis politiques afin de leur présenter cette idée. 

Citant d'autres pays qui auraient adopté une loi semblable, Mme Bédard affirme qu'en Australie, dans l'équivalent d'un CHSLD, «[on a] une infirmière pour 15 patients, alors qu'ici c'est pour 75, 100 ou 125 patients». 

La semaine dernière, lorsqu'elle a rencontré M. Barrette à son bureau de Québec, le ministre s'était engagé à communiquer avec les dirigeants d'hôpitaux afin d'accélérer la mise en place de projets pilotes sur les ratios et pour travailler afin d'obtenir des résultats rapides pour mettre fin, à terme, au temps supplémentaire obligatoire. 

Mme Bédard affirme que sa proposition d'encadrer les ratios patients-infirmière par une loi n'est pas le signe d'un manque de confiance envers le ministre Barrette, qu'elle doit rencontrer à nouveau mardi prochain à Québec. 

Véronique Hivon, vice-cheffe du Parti québécois (PQ), a affirmé pour sa part que la proposition de la FIQ était «très intéressante», sans toutefois prendre l'engagement qu'une telle loi serait adoptée si son parti prenait le pouvoir le 1er octobre prochain.

Amir Khadir, député de Québec solidaire (QS), trouve également que l'idée est «excellente».

«Il faut une loi pour établir des seuils minimums (...) pour qu'on arrête de faire subir au réseau les décisions mal planifiées et mal pensées de politiciens qui pensent avoir la réponse à tout», a-t-il dit.




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