Marcher pour faire avancer le don d'organe

Linda Paradis (au centre), porte-étendard du Défi Chaîne... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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Linda Paradis (au centre), porte-étendard du Défi Chaîne de vie, marche en compagnie de ses proches.

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Il y a un an, Linda Paradis était clouée chez elle, branchée en permanence à un respirateur artificiel. L'état de santé de la femme de 59 ans ne lui permettait pas de participer au Défi Chaîne de vie. Alors qu'elle regardait les photos que lui envoyaient des amis en direct de l'événement, le téléphone a sonné. Un donneur allait lui sauver la vie.

Hier, la mère de trois enfants pétillait de vie. Linda Paradis a reçu deux poumons neufs alors qu'on ne lui prédisait que quelques semaines encore à vivre. Sportive et n'ayant jamais fumé, elle avait reçu en juin 2016 un diagnostic de fibrose pulmonaire idiopathique, une maladie dégénérative qui tue très rapidement.

« Aujourd'hui, j'ai une pensée très profonde pour cette famille qui a perdu un être cher, mais qui a fait ce don d'exception. Je ne les remercierai jamais assez », a lancé Mme Paradis, très émue. Pas question cette année de rater le Défi Chaîne de vie. Ils étaient plus d'une centaine hier à gravir le mont Royal pour soutenir les 841 Québécois en attente d'une greffe.

Aujourd'hui, l'activité se déplace dans 13 autres régions de la province. L'événement vise à sensibiliser la population à l'importance du don d'organes, mais aussi à celle d'en discuter avec ses proches. « Il faut être capable d'en parler, d'en débattre avec les bonnes informations et sans tabou », dit la fondatrice du mouvement, Lucie Dumont.

« C'est la famille qui a le dernier mot. Même s'il y a le consentement présumé [la signature sur la carte d'assurance maladie], ça ne donne absolument rien parce que les médecins ne passeront jamais outre la décision de la famille, rappelle-t-elle. Il y a 1 % des gens qui meurent dans des conditions pour devenir un donneur potentiel. C'est tellement rare que chaque consentement compte. »

SUR LES BANCS D'ÉCOLE

La mission de l'organisme est d'ailleurs d'aborder la question avec les 15-16 ans, directement sur les bancs d'école. « Nous avons mis en place un programme pédagogique avec des professionnels de l'éducation et pendant lequel on apprend tout du don d'organes », ajoute Mme Dumont. Pour l'heure, environ le quart des écoles de la province accueillent le projet de Chaîne de vie.

Familles de donneurs, greffés et professionnels de la santé, entre autres, marchaient ensemble hier midi. « De voir à quel point la vie est célébrée par ces gens [qui ont reçu une greffe], ça me touche, a témoigné Caroline St-Amour, dont la mère a fait don de ses organes. Ça m'a aidée dans mon deuil, c'est comme si elle continuait de vivre. »

Chaîne de vie rêve que son programme soit admis dans toutes les écoles du Québec. L'organisme espère obtenir en ce sens une rencontre avec le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, et le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx. L'animatrice Isabelle Maréchal marraine le Défi Chaîne de vie avec son conjoint, Thierry Houillon, qui a subi une greffe du foie.




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