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Les employeurs ambulanciers privés demandent un rappel à l'ordre au ministre Barrette

La Corporation a dévoilé vendredi le document confidentiel... (PHOTO Pascal Ratthé, LA PRESSE)

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La Corporation a dévoilé vendredi le document confidentiel qui fait état du calcul utilisé par Québec pour décréter leur nouveau contrat de service, une démarche qui fait habituellement l'objet de négociations.

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

La Corporation des services ambulanciers du Québec (CSAQ), qui représente l'ensemble des employeurs ambulanciers en dehors de la grande région de Montréal, demande au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de revoir les paramètres du contrat de service imposé à ses membres.

Ce contrat impose, selon les données qu'elle a présentées vendredi à Québec, des compressions de 120 millions sur trois ans, ce qui risque de porter atteinte aux services préhospitaliers dans plusieurs régions du Québec.

«Les entreprises ambulancières privées refusent d'être complices de cette situation et demandent au ministre Barrette de ramener ses  fonctionnaires à l'ordre, de revenir sur la planète et de refaire leur exercice», a déclaré le porte-parole de la Corporation, Richard Thibault, en entrevue avec La Presse canadienne.

La Corporation soutient qu'il est impossible pour les employeurs privés d'absorber de telles compressions sans que les services d'ambulance en région ne soient affectés.

Le regroupement a dévoilé vendredi le document confidentiel qui fait état du calcul utilisé par Québec pour décréter leur nouveau contrat de service, une démarche qui fait habituellement l'objet de négociations.

«Il n'y a pas eu de négociation, a martelé M. Thibault. Le gouvernement est arrivé à la fin de décembre en transmettant aux entreprises privées un contrat dont il a lui-même déterminé les paramètres. Il l'a ensuite décrété en avril et imposé aux entreprises.»

Ce document, obtenu grâce à un ordre de la Cour, détaille les bases du calcul gouvernemental, mais la Corporation soutient que les données qu'il utilise ne sont pas représentatives du coût réel des services, qui sont soumis à des contraintes complètement différentes en région par rapport aux milieux urbains.

«Il y a une disparité incroyable. Un ambulancier à Montréal qui va voir son patient 12, 15 minutes avant d'arriver à l'hôpital, ce n'est pas du tout la même chose qu'un ambulancier de Rouyn qui doit faire 300 kilomètres pour aller intervenir sur un site et refaire un autre trois heures de route pour revenir», a fait valoir le porte-parole.

La Corporation attendait la conclusion d'une entente - intervenue il y a une semaine - entre Québec et les employés d'Urgence-Santé dans la grande région de Montréal afin de connaître les barèmes de référence pour que ses membres, des employeurs privés, puissent négocier avec leurs propres employés.

Or, le document qu'elle a obtenu indique clairement des réductions des sommes consacrées aux avantages sociaux de ses employés, la disparition de l'enveloppe pour la formation professionnelle et une réduction de celle dédiée aux frais de gestion.

«Le gouvernement dit qu'il n'y a pas de coupures: on a la preuve du contraire», affirme M. Thibault.

Les employeurs estiment que ces compressions rendent la négociation extrêmement difficile avec les syndiqués et risquent de provoquer soit la faillite de certaines entreprises, soit l'exode d'employés attirés par de meilleures conditions ailleurs ou les deux.

«On va se retrouver avec deux catégories d'ambulanciers au Québec: ceux qui travaillent pour la région de Montréal et ceux qui travaillent ailleurs au Québec», a fait valoir le porte-parole, rappelant que plusieurs de ces employeurs privés sont des entreprises sans but lucratif ou des coopératives.

«Ce sont des entreprises qui fonctionnent en étant assez près de leurs sous et qui n'ont pas de marge de manoeuvre.»




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