Santé Canada lance deux consultations sur l'alimentation

Selon Santé Canada, un adolescent sur trois s'alimentera... (Photo Andrey Rudakov, archives Bloomberg)

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Selon Santé Canada, un adolescent sur trois s'alimentera dans un établissement de restauration rapide aujourd'hui, tandis que 90 % des Canadiens ne mangent pas suffisamment de fruits et légumes.

Photo Andrey Rudakov, archives Bloomberg

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La Presse Canadienne
SAINT-JEAN, T.-N.-L.

Santé Canada a lancé, samedi, une consultation publique en vue de restreindre la publicité de boissons et d'aliments malsains visant les enfants.

Le secrétaire parlementaire de la ministre fédérale de la Santé, Joël Lightbound, en a fait l'annonce à l'occasion du Congrès national des Diététistes du Canada, à Terre-Neuve-et-Labrador.

La consultation en ligne, qui s'étirera jusqu'au 25 juillet, vise à obtenir une rétroaction de la population sur l'encadrement de ce type de publicité.

Si celle destinée aux enfants de moins de 13 ans est interdite au Québec, ce n'est pas le cas partout au pays. Par ailleurs, Santé Canada cherche à protéger un groupe d'âge élargi en se penchant sur les tactiques de marketing qui ciblent les jeunes de moins de 17 ans.

Le communiqué de l'agence fédérale soutient que veiller à la saine alimentation de leurs enfants représente la «chose la plus importante» que les parents peuvent faire pour leur santé future.

Les habitudes alimentaires s'établissent tôt et représentent le principal facteur de risque de l'obésité et de maladies chroniques comme le diabète ou les conditions cardiovasculaires, est-il précisé.

La présidente de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec (OPDQ), Paule Bernier, partage cet avis et renchérit qu'il faut impliquer les enfants dans la préparation des repas afin de l'intégrer dans leur quotidien.

L'activité physique seule ne suffit pas, insiste-t-elle.

«Quelqu'un qui veut faire du sport, s'il veut pouvoir aller au bout de son entraînement, il sait naturellement qu'il va falloir changer son alimentation si auparavant il s'alimentait juste avec de la restauration rapide», a illustré Mme Bernier, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

En parallèle, Ottawa a entamé samedi la seconde phase de sa consultation sur la révision du Guide alimentaire canadien. Après avoir sondé la population sur ses besoins et ses attentes, Santé Canada recueillera dorénavant des commentaires afin de mettre au point des moyens plus efficaces pour renseigner les consommateurs en matière de nutrition.

Selon Paule Bernier, ces outils restent à développer, car l'actuel Guide alimentaire canadien est «utilisé à toutes les sauces», tant par les consommateurs que les éducateurs en garderie ou encore les professionnels.

«Le but, ici, ce n'est pas d'agir en "Big Brother", c'est vraiment de permettre à la population de tous les âges de pouvoir vieillir en étant active et en profitant pleinement de la vie», a-t-elle martelé.

Paule Bernier se réjouit d'ailleurs tout particulièrement que l'influence «externe et indue» de l'industrie sur les consultations eut été restreinte par Ottawa.

Selon Santé Canada, un adolescent sur trois s'alimentera dans un établissement de restauration rapide aujourd'hui, tandis que 90 % des Canadiens ne mangent pas suffisamment de fruits et légumes.




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