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L'Institut du Québec propose de revoir le système d'approvisionnement en santé

L'Institut du Québec (IdQ) suggère au gouvernement du Québec de revoir la façon... (Photo archives Le Soleil)

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La Presse Canadienne

L'Institut du Québec (IdQ) suggère au gouvernement du Québec de revoir la façon dont le système de santé se procure les médicaments et l'équipement pour qu'il considère d'autres facteurs que le prix dans les appels d'offres.

Dans un rapport publié mercredi, le groupe de recherche souligne qu'il est nécessaire de limiter les coûts du système de santé, qui risquent d'exploser avec la croissance et le vieillissement de la population. Selon l'institut, ces facteurs peuvent difficilement être contrôlés.

En revanche, une refonte du système d'approvisionnement contribuerait à diminuer les coûts du système de santé à long terme, soutient l'IdQ.

En ciblant principalement les soumissions les moins dispendieuses comme les organismes de santé le font en ce moment, «ils se privent sans doute d'innovations intéressantes qui feraient diminuer de façon générale les coûts liés à un épisode de soins» - ce qui comprend l'ensemble des soins, de la prévention à la guérison.

Au lieu des appels d'offres traditionnels dans lesquels le prix est le critère prédominant, l'IdQ propose une approche fondée sur «la valeur», qui prend en compte notamment la qualité et les coûts à long terme du produit.

L'institut donne l'exemple de la Suède qui, dans le cadre d'un appel d'offres pour les produits de soins de plaies, avait demandé des soumissions qui fournissaient l'évaluation globale des coûts - allant des retombées liées aux possibles complications à la rémunération du personnel chargé de changer les pansements, en passant par les frais de transport.

En Norvège, un appel d'offres a été lancé pour trouver des cathéters intraveineux, qui était assorti d'une période d'évaluation de deux mois, pendant laquelle les produits d'autres fournisseurs ont aussi été testés et évalués par le personnel, ainsi que les patients.

Selon l'IsQ, cette approche engendrera peut-être des coûts plus élevés dans l'immédiat, mais elle permettra des économies à long terme. De plus, elle bénéficierait au patient, au personnel et aux fournisseurs, qui profiteront des retombées économiques de ce nouveau système.

«Cependant, l'approvisionnement fondé sur la valeur exige un changement de culture majeur de la part des acteurs du système de soins de santé», reconnaît-on dans le rapport.

«La première étape dans la mise en place d'un système basé sur l'innovation serait de réduire les frictions entre les divers acteurs de l'innovation en santé au Québec, frictions attribuables entre autres aux différents objectifs de chacun et au manque de partage de données», ajoute-t-on.

Le groupe de recherche juge que l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) - un organisme indépendant - a un rôle crucial à jouer dans ce virage.

«Il serait envisageable d'élargir son mandat et d'y intégrer des équipes d'évaluation dont l'une des missions serait d'abord d'établir un dialogue entre les acheteurs et les fournisseurs potentiels», est-il écrit.

«L'INESSS agirait alors comme »gardien« de la confidentialité et de l'indépendance du réseau de la santé face à d'éventuels fournisseurs.»




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