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Négociation difficile: les sages-femmes envisagent des actions de mobilisation

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Bien qu'elles n'aient pas le droit de grève, ces sages-femmes envisagent de recourir à des actions de mobilisation ou de «visibilité», dans l'espoir de sensibiliser le public à leur cause et de sortir la négociation de l'impasse.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Les sages-femmes désespèrent de la négociation de leur convention collective avec Québec, qu'elles jugent «sclérosée». Elles envisagent de recourir prochainement à des actions de mobilisation pour tenter de dénouer l'impasse.

Au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne vendredi, Mounia Amine, présidente du regroupement Les sages-femmes du Québec, a décrit une négociation en dents de scie qui a cours depuis des mois et où le ton est semble-t-il plutôt dur.

Plusieurs points sont en litige, comme le forfait versé pour être de garde, les primes d'attraction, les frais de déplacement, les congés sans solde pour enseigner, les libérations professionnelles et autres. Au plan salarial, elles devraient recevoir les mêmes augmentations que l'ensemble des employés de l'État.

«À date, c'est une fin de non-recevoir sur toutes nos demandes, excepté pour les projets d'organisation du travail, où on a une ouverture à avoir un budget. On nous a également dit que la négociation se ferait à coût zéro, qu'il n'y aura aucune injection de fonds. Donc, on est face à un mur, tout simplement», rapporte Mme Amine.

Pour être de garde, une sage-femme touche une prime qui varie de 1,59 $ à 2 $ l'heure. «Ce qu'on demande, c'est 90 sous de plus de l'heure. Ça représente 12 000 $ par année pour l'ensemble de la garde effectuée pour une sage-femme à temps complet», résume Mme Amine.

Elle rappelle qu'un accouchement par une sage-femme coûte moins cher à l'État qu'un accouchement avec un médecin.

Mme Amine se plaint de façon générale du manque de reconnaissance de la profession dans l'attitude des négociateurs gouvernementaux.

Dans le passé, «il y a eu tout un engagement tout à fait favorable au développement de la pratique des sages-femmes. Mais là, on voit qu'à la table de négociation, on n'est aucunement dans la reconnaissance, on n'est aucunement dans l'attraction et la rétention», déplore-t-elle.

«Le ministère a l'air de reculer dans sa reconnaissance de l'apport des sages-femmes», critique-t-elle.

Elle se plaint également du fait que le ministère demande plus de redditions de comptes de la part des sages-femmes, alors que celles-ci estiment en faire déjà suffisamment.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux n'a pas voulu commenter la négociation avec les sages-femmes, puisqu'elle est toujours en cours. Une autre rencontre est d'ailleurs prévue la semaine prochaine.

Le cabinet du ministre Gaétan Barrette a toutefois assuré que «nous reconnaissons bien évidemment le rôle et l'importance des sages-femmes dans notre réseau».

Bien qu'elles n'aient pas le droit de grève, ces sages-femmes envisagent de recourir à des actions de mobilisation ou de «visibilité», dans l'espoir de sensibiliser le public à leur cause et d'insuffler plus de dynamisme à leur négociation.

Mme Amine n'a pas voulu préciser quel genre de geste ou de moyen de pression les sages-femmes planifient. «On veut laisser l'effet de surprise», a-t-elle dit.

Le regroupement, qui a une entente de service avec la CSN, représente l'ensemble des 200 sages-femmes au Québec.

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