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Greffe rénale entre séropositifs : première nord-américaine à Montréal

De gauche à droite : le Dr Michel... (PHOTO FOURNIE PAR LE CHUM)

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De gauche à droite : le Dr Michel R. Pâquet, néphrologue; M. Denis Cormier, qui a reçu la greffe; laDre Danielle Rouleau, microbiologiste infectiologue.

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La première greffe rénale entre séropositifs en Amérique du Nord a eu lieu récemment à l'hôpital Notre-Dame du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM). Cette avancée consacre l'évolution du sida vers une maladie chronique.

« C'est incroyable combien j'ai vu d'avancées dans le traitement », explique Denis Cormier, le patient qui a reçu le rein. M. Cormier, qui a 60 ans et est retraité d'un organisme de lutte à l'homophobie et à la transphobie, a eu les premiers symptômes de ses problèmes rénaux, liés à un autre type d'immunodéficience, en 2007 et était sous dialyse depuis trois ans. Il a reçu le diagnostic de séropositivité en 2001.

La première greffe d'organe entre séropositifs a eu lieu l'an dernier en Afrique du Sud. Fin mars, un hôpital de Baltimore a annoncé la première greffe de foie. La date de la greffe de rein du CHUM n'a pas été dévoilée pour éviter que le donneur ne soit identifié.

Les séropositifs peuvent être donneurs d'organes grâce aux progrès de la trithérapie. « Le Dr Réjean Thomas rapportait récemment que 90 % de ses patients suivent leur thérapie », explique Danielle Rouleau, codirectrice de l'Unité d'hospitalisation, de recherche et d'enseignement sur le sida du CHUM.

La trithérapie agressive, permettant d'arriver à une charge virale indétectable, existe depuis près de 20 ans, mais ce n'est que dans la dernière décennie que les effets secondaires des médicaments sont suffisamment faibles pour que les patients suivent leur thérapie sans problème. De plus, une nouvelle classe de médicaments, qui ont moins d'interaction avec les médicaments immunosuppresseurs donnés après une greffe, est apparue depuis quelques années, dit le Dr Rouleau.

Ces progrès de la thérapie antisida ont changé la vie des séropositifs. Par exemple, certains couples sérodiscordants, dont seulement un partenaire est séropositif, peuvent maintenant se passer de préservatif sans risque d'infection. En 2014, les autorités médicales canadiennes ont officiellement réévalué à la baisse le risque d'infection dans ce type de cas, le qualifiant de « négligeable » pour les relations vaginales et probablement aussi pour les relations anales et orales.

Avant les études montrant ce très faible risque de transmission du virus quand la charge virale est indétectable, les greffes entre séropositifs étaient évitées parce qu'il y avait un risque de transmettre une souche résistante à certains médicaments, selon le Dr Rouleau.

Les séropositifs sont-ils plus susceptibles d'avoir besoin de greffes? « Pour le rein, il y a un trouble rare associé à certains cas, dit le Dr Rouleau. Mais avec l'arrivée de nouveaux médicaments pour traiter l'hépatite C, il pourrait y avoir un besoin chez les séropositifs qui ont aussi une coinfection à l'hépatite C. »

  • 69 000 Canadiens étaient séropositifs en 2011
  • 75 000 Canadiens étaient séropositifs en 2015
  • 2500 Canadiens deviennent séropositifs chaque année

Source : Catie

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