Cancer du sein: quatre hôpitaux unissent leurs forces

Susan McPeak, victime d'un cancer du sein en... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

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Susan McPeak, victime d'un cancer du sein en 2001, a convaincu les chercheurs de quatre hôpitaux du Québec de travailler au sein d'un même groupe de recherche. Ce regroupement plaît au Dr André Robidoux, chirurgien-oncologue du CHUM et directeur du Groupe de recherche en cancer du sein.

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Dans un geste inédit, quatre hôpitaux québécois ont décidé d'unir leurs forces pour améliorer la recherche sur le cancer du sein dans la province.

Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), l'Hôpital général juif et le CHU de Québec travailleront désormais main dans la main au sein du Groupe McPeak-Sirois dans l'espoir de multiplier les activités de recherche clinique sur le cancer du sein.

«Notre pouvoir d'attraction sera vraiment plus important. Nous attirerons bien plus de recherches en fonctionnant ainsi et plus de patientes pourront y prendre part», résume le Dr André Robidoux, chirurgien-oncologue du CHUM et directeur du Groupe de recherche en cancer du sein.

Une histoire personnelle

L'initiative de ce regroupement vient de Susan McPeak, conjointe de Charles Sirois, président de Telesystem, qui a elle-même combattu un cancer du sein. «En août 2001, j'ai reçu mon diagnostic. On m'a dit que j'avais 40% de chances de survie», raconte-t-elle.

Suivie au CHUM, Mme McPeak s'est fait offrir de participer à un protocole de recherche. Aujourd'hui, elle se porte bien. «Depuis des années, je m'implique pour la cause. Je voulais trouver une façon d'aider les femmes», mentionne-t-elle.

Depuis quatre ans, Mme McPeak a rencontré une série d'acteurs dans plusieurs hôpitaux et universités de la province pour les convaincre d'unir leurs forces dans la recherche sur le cancer. C'est maintenant chose faite.

«Dorénavant, les acteurs qui auront des programmes de recherche à développer sur le cancer du sein n'auront qu'un seul intervenant au Québec. Nous deviendrons un joueur majeur dans la recherche. Ça facilitera beaucoup les choses», estime le Dr Robidoux.

À terme, Mme McPeak souhaite que le regroupement permette aussi aux patientes de toutes les régions du Québec de pouvoir participer à des protocoles de recherche, sans avoir à se déplacer dans les grands centres.

Le Dr Robidoux a bon espoir d'y arriver. «On souhaite aussi que d'autres hôpitaux se joignent à nous dans le regroupement», dit-il.

Selon le Dr Robidoux, les grands hôpitaux québécois envisageaient depuis longtemps de regrouper leurs forces en recherche. «Mais il nous manquait le catalyseur. On l'a eu», dit-il. Mme McPeak et son mari se sont engagés à récolter 10 millions, dont 2,5 millions viendraient de leurs poches. Chaque hôpital versera aussi 25 000$ pour financer l'initiative.

«Nous ne sommes pas un organisme de subvention de recherche. Mais nous aidons le regroupement à opérer», explique Mme McPeak.

«C'est un outil important pour faire progresser les connaissances sur le cancer du sein au Québec», note le Dr Robidoux.

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