La médecine canadienne exportée en Chine

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À l'Université d'Ottawa, on espère que cette collaboration avec l'Université Jiao-Tong lui ouvrira les portes de l'Asie et des groupes de recherche là-bas.

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Louise Leduc
La Presse

Une université chinoise de Shanghai importera le programme de médecine de quatre ans de l'Université d'Ottawa. À partir de l'automne prochain, les jeunes Chinois seront donc exposés à la médecine canadienne et pourront faire une partie de leur formation ici, tandis que les étudiants canadiens pourront faire des stages là-bas et y suivre des cours sur la médecine traditionnelle chinoise.

«L'Université Jiao-Tong recréera les cours de médecine tels qu'ils sont enseignés à l'Université d'Ottawa, et ce, pour 30 à 60 étudiants chinois», résume le Dr Jacques Bradwejn, doyen de la faculté de médecine de l'Université d'Ottawa.

À terme, les deux universités espèrent en arriver à des diplômes conjoints et à des programmes de résidence communs.

Des professeurs canadiens ont déjà été envoyés là-bas en éclaireurs et, à intervalles répétés, ils y retourneront pour des séjours de deux semaines. Des professeurs chinois sont aussi venus passer quelque temps ici pour se familiariser avec le programme. La formation en milieu hospitalier se déroulera essentiellement à l'hôpital Renji, le premier hôpital chinois de type occidental, fondé à Shanghai en 1844.

À l'Université d'Ottawa, on espère que cette collaboration avec l'Université Jiao-Tong lui ouvrira les portes de l'Asie et des groupes de recherche là-bas. L'Université d'Ottawa et l'Université Jiao-Tong ont chacune investi 1 million dans le projet.

«C'est l'amorce d'un partenariat significatif et historique qui, en plus d'élargir nos horizons, permettra aux étudiants canadiens et chinois de s'initier à la pratique de la médecine dans une autre culture», a déclaré le recteur de l'Université d'Ottawa, Allan Rock.

Grand nombre de cas

L'intérêt pour les étudiants canadiens réside notamment dans le fait de se retrouver dans un environnement où il y a un très grand nombre de cas; ainsi, ils seront exposés à des pathologies rares et complexes. Par exemple, à Shanghai, explique le Dr Bradwejn, un chirurgien peut faire quelques transplantations de foie ou de coeur par semaine chez des enfants, des interventions plus rares ici.

Les étudiants canadiens qui iront faire des stages estivaux à Shanghai seront exposés à l'acupuncture, à l'utilisation des herbes chinoises, aux notions de circulations de l'énergie - bref, à la médecine traditionnelle chinoise -, en plus de suivre des cours de mandarin.

En recherche, les Canadiens espèrent tirer profit des immenses populations chinoises, «qui nous permettront de faire de la recherche sur des cohortes de 10 à 15 fois plus grandes que celles auxquelles on a accès ici», relève le Dr Bradwejn.

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