Barrette vise des compressions de 600 millions en santé

Gaétan Barrette, ministre de la Santé... (Photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil)

Agrandir

Gaétan Barrette, ministre de la Santé

Photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a promis mercredi une rationalisation «agressive» qui pourrait entraîner des compressions de 600 millions $ dans la «bureaucratie» d'ici quatre ans.

À l'occasion de l'étude des crédits de son ministère, en commission parlementaire, M. Barrette a affirmé que le dernier budget prévoit déjà 225 millions $ de réduction de coûts administratifs, durant l'année 2014-2015.

Une réduction de 1300 postes de cadres en trois ans et des compressions dans la gestion du ministère de la Santé, des agences régionales et des hôpitaux sont parmi les moyens qui permettront d'atteindre cet objectif de réduire de 10% les dépenses de la «bureaucratie».

«Ce 10% est une économie substantielle et pourrait être encore plus substantiel éventuellement», a-t-il dit.

Talonné par le député de la Coalition avenir Québec Éric Caire, M. Barrette a précisé que ces compressions, qui visent à éliminer les dédoublements administratifs, pourraient atteindre une somme de 600 millions $.

«Il est plausible, sur le plan de la réorganisation administrative du réseau, d'aller chercher des économies qui pourraient être dans cette fourchette», a-t-il dit.

M. Barrette a expliqué que les agences régionales de santé, dont le budget est de 93 millions $ par année, seront également mises à contribution pour réduire les dépenses en gestion et administration.

«On va aller chercher les économies les plus substantielles en s'adressant à la gestion de notre réseau qui, oui, est composé d'une double structure et à la limite d'une triple structure, quand on inclut les administrations hospitalières locales», a-t-il dit.

Le ministre a aussi évoqué des réductions qui toucheront d'autres catégories que les cadres, comme la diminution du temps supplémentaire et un remplacement pour deux départs à la retraite, dans le cadre du gel des effectifs décidé par le gouvernement.

Lors d'un point de presse qui a suivi, M. Barrette n'a pas pris d'engagement ferme quant à la somme exacte, en précisant cependant son objectif concernant la «bureaucratie».

«Est-ce qu'on peut diminuer la bureaucratie dans notre système de santé sans toucher aux soins? La réponse est oui, a-t-il dit aux journalistes. Est-ce qu'on peut réussir à y aller jusqu'à hauteur de 600 millions $, comme ça a été évoqué? Je dis que c'est une fourchette qui est atteignable. Je vous dis également que je vais tout faire pour aller dans cette direction-là.»

Concernant l'échéancier, M. Barrette n'a pas fixé de date, mais il a évoqué le cadre du mandat en cours, qui doit se terminer en 2018.

«C'est une chose qui est atteignable dans un laps de temps qui pourrait être un premier mandat, a-t-il dit. Mais je ne vous dis pas que je vais faire ça. Aujourd'hui je vous dis que l'évaluation qui est faite est une fourchette qui m'apparaît près de la réalité.»

La diminution du nombre de dirigeants est en cours et vise en premier lieu les cadres-conseil, qui ne gèrent pas de personnel, a expliqué M. Barrette.

«C'est très facile, ça, et ç'a déjà été commencé d'ailleurs, a-t-il dit. Cette consigne, je l'ai donnée en arrivant.»

Toutes ces compressions s'inscrivent dans les efforts du gouvernement pour atteindre l'équilibre budgétaire en 2015-2016 et pour réviser les dépenses de tous les programmes gouvernementaux.

Pressé, M. Barrette a déjà un plan de restructuration administrative qu'il compte dévoiler après que les travaux du comité sur la révision des programmes seront complétés.

«J'ai un plan, je le divulguerai en temps et lieu, surtout après avoir passé le filtre de la révision de programmes, je n'ai pas le choix de passer à ça avant, a-t-il dit. Je fais partie des ministères qui ont déjà fait des propositions au comité. Il a commencé ses travaux, mais les premières propositions sont venues de la santé.»




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer