Tuerie de Moncton: l'argent a pu jouer un rôle, suggère un officier de la GRC

L'achat de ces carabines C8 avait été approuvé... (PHOTO Andrew Vaughan, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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L'achat de ces carabines C8 avait été approuvé en septembre 2011, mais leur déploiement a mis un certain temps par la suite.

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Aly Thomson
La Presse Canadienne

L'état-major de la GRC n'aurait pas dû se préoccuper de questions pécuniaires lorsqu'est venu le temps de décider quels détachements obtiendraient en priorité les nouvelles carabines militaires semi-automatiques, a estimé mercredi un expert en opérations tactiques de la police fédérale.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) est accusée par la Couronne d'avoir enfreint le Code canadien du travail en lien avec la fusillade de Moncton. Le 4 juin 2014, trois agents étaient tombés sous les balles de Justin Bourque, embusqué avec une arme semi-automatique à Moncton. La Couronne soutient que la GRC aurait dû former et équiper adéquatement ses agents pour intervenir dans de telles situations.

Au deuxième jour de son témoignage en Cour provinciale du Nouveau-Brunswick, mercredi, le surintendant de la GRC Bruce Stuart a expliqué qu'il avait participé à une évaluation de la menace et des risques afin de déterminer combien de carabines la police fédérale devait acheter, et quels détachements en auraient le plus besoin rapidement. L'achat de ces carabines C8 avait été approuvé en septembre 2011, mais leur déploiement a mis un certain temps par la suite.

Selon l'officier Stuart, un moniteur accrédité dans le maniement de ce type de carabines, l'état-major souhaitait que l'on prenne aussi en compte le facteur financier au moment de décider quels détachements devraient recevoir les nouvelles armes. L'officier a expliqué que certains détachements avaient les moyens d'acquérir immédiatement les carabines alors que d'autres souhaitaient obtenir plus de temps.

M. Stuart soutient qu'il a vainement insisté auprès de l'état-major pour que le «facteur argent» n'influence pas l'évaluation de la menace et des risques.

Le procureur de la Couronne Paul Adams avait soutenu dans ses plaidoiries préliminaires, lundi, que certains des policiers tués ce jour-là seraient peut-être toujours vivants aujourd'hui si la police fédérale avait respecté le Code du travail, qui prévoit notamment que tout employeur doit «veiller à la protection de ses employés en matière de santé et de sécurité au travail».

Dans son rapport d'enquête sur la tuerie au Nouveau-Brunswick, le commissaire adjoint à la retraite de la GRC Alphonse MacNeil avait notamment conclu que les carabines auraient dû être déployées plus rapidement au sein de la police fédérale, et qu'elles auraient pu faire toute la différence à Moncton.

Plus tôt cette année, la GRC a indiqué que plus de 3300 agents avaient été formés pour utiliser la nouvelle carabine, et que ce nombre devrait doubler cette année.




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