Des animaux de compagnie sont coincés, seuls, à Fort McMurray

Des poils de chat ont été retrouvés sur... (PHOTOTHÈQUE LA PRESSE)

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Des poils de chat ont été retrouvés sur le torse de la victime et correspondaient à ceux de l'animal de compagnie du condamné, Tinker (qui n'est pas le chat sur la photo).

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Cassandra Szklarski
La Presse Canadienne

Lorsque Laura Gislason et son copain Kyle Benio ont quitté Fort McMurray en catastrophe, mardi après-midi, ils n'ont pu emporter avec eux que les vêtements qu'ils portaient.

Aujourd'hui en toute sécurité chez des proches à Edmonton, ils craignent maintenant pour leurs deux animaux de compagnie qu'ils ont dû laisser derrière bien malgré eux : Gabi, un bichon-shih tzu de 16 ans, et Pastel, un chat de cinq ans.

« Ils devraient avoir assez d'eau et de nourriture pour au moins quelques jours, mais je ne sais pas, s'inquiète Mme Gislason. J'espère qu'ils croient que nous sommes partis un petit moment et qu'ils piquent un somme en nous attendant. »

Dès le lendemain du grand dérangement de mardi, Mme Gislason, comme bien d'autres, tentait de savoir comment récupérer ses animaux familiers. Plusieurs propriétaires se sont tournés vers Facebook : « Nous avons dû libérer mes trois chevaux. Si vous les voyez ou si vous en entendez parler, faites-moi signe », a ainsi écrit Megan Bastien.

« Deux petits chiens sont prisonniers d'une résidence du centre-ville présentement... Pouvez-vous les aider ? (La dame) a composé tous les numéros qu'on lui avait donnés, sans succès », écrit Natalie Lynn, au nom d'une propriétaire.

Les organismes de protection des animaux se sentent tout aussi impuissants. « Ça n'arrête pas. Des gens nous implorent d'aller chercher leur animal à «Fort Mac', ce que nous ne pouvons évidemment pas faire. La police est à tous les coins de rue pour empêcher les gens de le faire», explique Melissa Foley, de l'organisme Farm Animal Rescue & Rehoming Movement. Mme Foley s'attendait alors à accueillir 17 cochons temporairement hébergés dans la cour d'une résidence à l'extérieur de la ville.

Certains animaux de compagnie avaient été laissés à la maison mardi matin, comme tous les matins, par des travailleurs qui ont dû quitter ensuite la ville en catastrophe sans même pouvoir passer chez eux. C'est le cas de Laura Gislason, qui se trouvait au centre-ville lorsque l'ordre d'évacuation a été donné.

Deanna Thompson, directrice de la Société de sauvetage des animaux de l'Alberta, soutient que les autorités ne disposent d'aucun plan pour ce genre de situations. Son organisme a créé une page Facebook pour partager les informations et des centaines de citoyens, d'entreprises, d'organismes ou de chenils ont offert un refuge à des animaux de compagnie - et même à des animaux de ferme.

Chantelle Boutin, elle, pleure la perte d'un de ses deux chiens, mort de stress post-traumatique suite à l'évacuation. «Lorsque nous sommes arrivés (au refuge), Buddy était tellement stressé qu'il en est mort. Mais il est maintenant au ciel», a-t-elle raconté du centre récréatif d'Anzac, en banlieue de Fort McMurray.

Le service d'aide aux animaux des pompiers de Fort McMurray a créé une page Facebook où les propriétaires peuvent remplir un formulaire en ligne. L'information pourrait aider éventuellement les autorités locales à secourir des animaux de compagnie prisonniers de leur foyer.

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