Forces armées canadiennes: concilier combat et famille

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Lise Bourgon a dirigé pendant sept mois la mission contre le groupe État islamique à titre de brigadière-générale.

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Elle connaissait déjà la conciliation travail-famille. Mais au cours de la dernière année, Lise Bourgon est devenue une experte de la conciliation « combat-famille ».

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Le major Maryse Lavoie a été l'une des premières femmes à se joindre à une unité de blindés canadienne en 1988.

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La mère de famille originaire de Gatineau est fraîchement revenue du Koweit, où elle a dirigé pendant sept mois la mission contre le groupe État islamique à titre de brigadière-générale. Elle est ainsi devenue la première femme à commander une force opérationnelle interarmées canadienne en mission de combat.

Là-bas, elle était la grande patronne des pilotes chargés des missions de reconnaissance et de bombardement, des conseillers militaires au sol chargés de former les alliés kurdes du Canada en Irak et de toute la machine logistique déployée autour d'eux. Le tout, en gardant contact avec sa fille de 14 ans et son garçon de 16 ans.

Elle espère maintenant que son expérience prouvera qu'aucune position n'est hors d'atteinte pour les femmes militaires.

« J'avais les connaissances, j'avais les qualités et j'étais disponible, donc j'ai été choisie. Je crois que, dans les Forces, le sexe d'une personne ne fait plus de différence », confie-t-elle.

Mme Bourgon était de passage à Montréal, hier soir, dans le cadre de la première réunion de La Force au féminin, un nouvel organisme de réseautage mixte qui vise à favoriser les échanges entre femmes militaires et civiles, avec un accent sur les métiers « non traditionnels » où des pionnières ont dû bagarrer afin de se tailler une place.

« Je crois qu'on peut être un modèle qui donne espoir aux jeunes que c'est possible tout en maintenant une vie familiale, des enfants, un mari en perspective. Je pense qu'on est capable de leur montrer que je suis une personne bien normale, avec un mari et deux ados, je ne suis pas spéciale, je suis comme tout le monde, tout le monde a la chance de regarder et de se dire : "Si elle est capable, moi aussi !" », explique-t-elle.

Lorsqu'elle est entrée au collège militaire dans les années 80, c'était pour avoir la chance d'étudier gratuitement. Elle prévoyait quitter les Forces armées après cinq ans. Elle a eu la piqûre et est devenue pilote d'hélicoptère, puis officier supérieur dans l'aviation. « J'adore mon travail ! », répète-t-elle avec enthousiasme.

UNE SOIRÉE COURUE

La Force au féminin est une initiative d'une officière des affaires publiques basée au Québec, le major Maryse Lavoie. Elle a elle-même été une des premières femmes à se joindre à une unité de blindés canadienne en 1988. Récemment, ses supérieurs lui demandaient de mettre de l'avant davantage de porte-parole féminines dans les activités publiques au Canada, afin d'aider au recrutement et d'augmenter la proportion de femmes dans les Forces armées.

En se mettant au travail, elle a été tellement submergée de demandes de la société civile pour rencontrer ces têtes d'affiche féminines qu'elle a demandé et obtenu la permission de créer son propre organisme indépendant de réseautage, en marge du commandement militaire.

Hier, plus de 150 personnes ont répondu à l'appel. « On a tellement à apprendre les unes des autres. La Force au féminin, ce sont des femmes en tailleur, en tablier, qui vont à la rencontre des femmes en uniforme », s'est-elle réjouie.

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