Aide à mourir : une juge albertaine donne le feu vert à une patiente

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La Cour suprême du Canada a récemment statué, à l'instar de la loi québécoise, que les Canadiens consentants et souffrant de douleurs intolérables pouvaient obtenir une aide médicale à mourir.

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La Presse Canadienne
CALGARY

Une juge albertaine a tranché en faveur d'une femme souffrant d'une maladie en phase terminale qui voulait obtenir une aide médicale pour mourir.

La femme de Calgary, dont l'identité ne peut être révélée en raison d'une ordonnance de la cour, est atteinte de sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi connue sous le nom de la maladie de Lou Gehrig.

La décision de la juge Sheilah Martin, de la Cour du banc de la Reine, a été publiée mardi. Elle mentionne que la femme n'a pas plus de six mois à vivre et souffre énormément. La patiente a souligné dans un témoignage écrit qu'elle ne souffrait pas de dépression et ne craignait pas la mort, ajoutant qu'elle souhaitait mourir paisiblement.

Dans son jugement, la juge écrit qu'elle croit que la patiente avait donné son consentement libre et entier à sa mort prochaine. Sa requête, ajoute la juge Martin, n'a pas été déposée à un moment de faiblesse et son souhait d'avoir une aide à mourir n'est pas nouveau.

La patiente n'est plus capable de parler et souffre de paralysie presque complète. Elle ne peut avaler du liquide qu'avec l'aide d'un tube descendant directement dans l'estomac. Elle est encore capable de texter un message à l'aide de sa main gauche, mais même cette forme de communication se détériore rapidement, a constaté la juge.

Dans un premier temps, le mari n'était pas d'accord avec la requête de sa femme. Mais après des mois de discussions, il en est venu à respecter son choix. Le couple n'a pas d'enfant.

La patiente dit pouvoir compter sur deux médecins qui pourront lui donner la mort dans une propriété privée à Vancouver.

Dans un jugement rendu l'an dernier, la Cour suprême du Canada avait statué que les Canadiens consentants et souffrant de douleurs physiques ou mentales intolérables pouvaient obtenir une aide médicale à mourir. Elle a donné au gouvernement fédéral un délai supplémentaire pour rédiger et faire adopter une loi en ce sens, tout en reconnaissant à une personne qui réclamerait de l'aide à mourir d'ici là le droit de demander une exemption à un juge.

Le Québec a adopté une loi sur les soins de fin de vie qui est entrée en vigueur en décembre. La loi permet à un patient majeur et apte à consentir à des soins de demander à recevoir l'aide médicale à mourir. Les autorités de la santé à Québec ont confirmé qu'une personne de la région de Québec s'était prévalue de la loi en janvier.

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