Alberta: les chauffeurs d'Uber pourront se procurer une assurance

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Partout au Canada, les municipalités cherchent le meilleur moyen pour gérer Uber.

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La Presse Canadienne
Edmonton

Le gouvernement de l'Alberta a donné son aval à l'assurance commerciale pour les services comme Uber, mais le produit n'est pas encore disponible.

Le ministre albertain des Transports, Brian Mason, a annoncé, lundi, que l'assurance ne serait probablement pas prête avant juin ou, au plus tard, le 1er juillet.

Il a affirmé que le gouvernement avait pris le temps de faire correctement ses devoirs afin qu'il y ait aucune faille, l'objectif étant d'éviter que la compagnie d'assurance puisse dire à un passager blessé dans un accident impliquant un véhicule Uber qu'il n'est pas couvert.

Établie en Californie, Uber est une entreprise qui met au point des applications permettant de mettre en contact les utilisateurs avec des particuliers offrant des services de transport avec leur véhicule privé. Généralement, il est moins dispendieux de faire appel à Uber qu'à une compagnie de taxi.

Partout au Canada, les municipalités cherchent le meilleur moyen pour gérer Uber.

En janvier, Edmonton est devenue la première ville du pays à légaliser la nouvelle industrie grâce à un règlement qui entrera en vigueur mardi. Parmi les conditions qu'il imposera figurent l'obligation pour les chauffeurs d'avoir une assurance approuvée par le gouvernement provincial, de faire inspecter leur voiture et de payer des frais.

Le conseil municipal de Calgary a aussi adopté un règlement récemment qui pourrait entre en vigueur dès avril.

Ramit Kar, le directeur général d'Uber en Alberta, a déclaré lors d'une manifestation en faveur du service le week-end dernier que l'entreprise mettrait fin à ses activités dans la province si l'assurance n'était pas rapidement disponible.

Outre l'assurance, le gouvernement albertain requiert également que les conducteurs d'Uber fassent vérifier leur casier judiciaire et soient titulaires au minimum d'un permis de classe 4, soit le même que celui exigé pour conduire un taxi.

Uber a contesté ce dernier critère, qui fait partie du règlement de Calgary, soutenant qu'un permis de classe 5 était suffisant. Le ministre Mason a cependant fait valoir que le permis de classe 4 comprenait davantage de formation sur différents sujets comme la conduite préventive et la manière dont il faut agir avec des passagers handicapés.

«Ma priorité, c'est d'assurer que les passagers comme les chauffeurs soient en sécurité», a-t-il souligné.

La compagnie d'Edmonton TappCar, qui doit entrer en service dans la ville en mars, a commencé à embaucher des chauffeurs d'Uber et de taxi ainsi que d'autres conducteurs professionnels ayant perdu leur emploi dans l'industrie pétrolière.

Le porte-parole de l'entreprise, Pascal Ryffel, a indiqué que les nouveaux règlements ne retarderaient pas le lancement du service puisque les employés ont tous des permis de classe 4 et une assurance commerciale semblable à celle des taxis.

«Nous avons toujours assumé que telles étaient les règles», a-t-il précisé.

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