L'école de La Loche pourrait renforcer sa sécurité

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L'école pourrait notamment avoir recours à un agent de liaison, ou même accueillir un policier de la GRC.

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La Presse Canadienne
LA LOCHE

L'école secondaire du nord de la Saskatchewan qui a été le théâtre d'une fusillade mortelle, vendredi dernier, ne rouvrira pas avant au moins une semaine - et des mesures de sécurité pourraient alors y être instaurées.

Donna Johnson, sous-ministre adjointe au ministère de l'Éducation, a indiqué mercredi que le conseil scolaire avait prévenu les parents que les cours à l'école secondaire publique de La Loche ne reprendraient pas avant une semaine, voire 10 jours.

Le maire par intérim, Kevin Janvier, et des résidants avaient suggéré que l'école soit démolie et reconstruite, afin que la communauté puisse tourner la page.

Mme Johnson a par ailleurs indiqué que le conseil scolaire était disposé à mettre en place des mesures de sécurité à l'école, mais qu'il souhaitait d'abord en discuter avec les membres de la communauté et la Gendarmerie royale du Canada. Selon Mme Johnson, l'école pourrait notamment avoir recours à un agent de liaison - un policier ou un agent de sécurité - qui rassurerait le personnel et les élèves de l'école secondaire.

«Le conseil scolaire consulte la communauté et les parents pour savoir quelle présence, quel niveau de sécurité ils souhaitent pour leur école», a expliqué Mme Johnson.

Le premier ministre fédéral Justin Trudeau se rendra à La Loche, vendredi.

Selon la police, le suspect, un garçon de 17 ans, a d'abord tué deux frères de 13 et 17 ans dans une résidence privée avant de se rendre à l'école. Il aurait alors tué par balles un enseignant de 35 ans et une assistante de 21 ans, puis blessé sept autres personnes en l'espace de huit minutes. Selon les autorités, quatre des blessés sont toujours hospitalisés.

L'auteur présumé de la fusillade fait face à quatre chefs d'accusation de meurtre prémédité, sept chefs de tentative de meurtre et un chef de possession illégale d'une arme à feu. Il a comparu lundi dernier et il doit revenir en cour le 22 février. Selon des amis, l'adolescent avait été victime d'intimidation à l'école et avait plutôt tendance à s'isoler chez lui.

La Loche est une petite communauté du nord-ouest de la Saskatchewan habitée par 3000 personnes, surtout des Autochtones de la nation dénée. Les taux de suicide et de criminalité y sont élevés, et l'avenir est plutôt bouché pour les jeunes.

L'école de La Loche compte deux bâtiments: un pour l'enseignement primaire, l'autre pour l'enseignement secondaire. La fusillade a eu lieu à l'école secondaire, qui est demeurée fermée depuis. Les cours à l'école primaire n'ont pas repris mais l'édifice a été rouvert pour que des enfants puissent y recevoir un soutien psychologique ou simplement y passer la journée.

Selon la sous-ministre adjointe Johnson, environ 350 élèves sont inscrits à l'école secondaire. Lors de la fusillade, en début d'après-midi vendredi, 150 élèves seulement se trouvaient cependant sur place, car les autres avaient passé un examen le matin et étaient déjà en congé pour la fin de semaine.

Mme Johnson précise cependant que lorsque l'école de La Loche rouvrira, l'enseignement secondaire pourrait être dispensé dans d'autres locaux.

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