Le Québec devrait recevoir le quart des 25 000 Syriens

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(Québec) Le gouvernement Couillard s'attend à recevoir d'Ottawa, aujourd'hui, des informations précises sur l'opération de rapatriement de 25 000 migrants de Syrie au Canada, un effort que le gouvernement fédéral devrait appuyer financièrement.

Les nouveaux arrivants seront « pris en charge » et la facture sera plus importante que pour les autres réfugiés qui arrivent au Québec, souvent parrainés par leur communauté. Dans un entretien accordé à La Presse, la responsable du ministère de l'Immigration, Kathleen Weil, rappelle que le gouvernement fédéral avait réglé la note lors de la plus récente de ces arrivées en masse, celle des Kosovars. Le Canada avait ainsi « pris en charge » 5000 Kosovars en 1999.

Aujourd'hui, Québec devrait avoir des informations plus concrètes à partir d'un échange téléphonique avec le ministère de John McCallum, responsable de l'Immigration et des Réfugiés à Ottawa.

Québec a mis en place un comité interministériel, dirigé par l'Immigration et les Relations internationales, mais où on retrouve aussi des fonctionnaires des ministères de la Sécurité publique et de l'Éducation pour réfléchir sur cette opération inusitée. À l'interne, les fonctionnaires québécois s'attendent à ce que le Québec soit appelé à recevoir 23 % des 25 000 réfugiés que s'est engagé à accueillir le Canada, ce qui correspond à son poids démographique, soit environ 5700.

Déjà, Québec avait promis de tripler le nombre de ressortissants syriens accueillis au Québec. Au lieu de 1200 par année, on envisageait d'en recevoir 3650. Mme Weil avait indiqué que d'ici la fin de 2015, on visait 2000 ressortissants. Ces dossiers n'attendent qu'un feu vert d'Ottawa, les gens concernés étant déjà parrainés, souvent par des Québécois d'ascendance arménienne, dans Saint-Laurent, l'Acadie, dans le nord de Montréal et à Laval, a-t-on appris par ailleurs. Avec 5700 ressortissants, Québec ajouterait donc 2000 personnes au contingent qu'il avait déjà promis de recevoir.

Valcartier ne suffira pas

Mardi, une réunion téléphonique dirigée par le sous-ministre adjoint à la Sécurité publique, Louis Morneau, a permis de constater que la Base militaire de Valcartier ne pourrait loger tous les ressortissants attendus. Ces derniers arriveront par avion, essentiellement aux aéroports de Montréal et de Toronto. Au Québec, pas moins de 13 municipalités se sont dites prêtes à accueillir ces ressortissants, mais il est acquis qu'ils se retrouveront surtout à Montréal et Québec. Dans la capitale, le maire Régis Labeaume s'est dit prêt à recevoir jusqu'à 200 ménages.

Dans un premier temps, Québec s'interroge sur la logistique nécessaire pour faire subir les tests de santé nécessaires pour ces nouveaux arrivants. Le logement est une donnée importante. Pour le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau, des modifications devraient être apportées au programme Accès-Logis, où Québec injecte 123 millions par année, afin de le rendre accessible à ces nouveaux arrivants. À l'Éducation, des budgets sont déjà réservés, et on sait d'ores et déjà que les jeunes ressortissants seront aiguillés vers des écoles francophones.

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