Répit pour un Canadien condamné à mort au Montana

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Ronald Smith, qui a eu 57 ans en septembre, avait été reconnu coupable en 1983 du meurtre de deux hommes alors qu'il était fortement intoxiqué par l'alcool et la drogue.

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La Presse Canadienne
Calgary

Un juge du Montana a rejeté la nouvelle méthode d'exécution proposée par cet État américain pour les condamnés à mort, une décision qui constitue un nouveau sursis pour un Canadien qui croupit dans le couloir de la mort depuis 32 ans.

Les avocats de deux détenus - dont le Canadien Ronald Smith, originaire de Red Deer, en Alberta - ont plaidé en Cour de district à Helena, la capitale du Montana, que le pentobarbital, sédatif prévu par la loi de l'État pour ses exécutions, provoque une mort «atroce et terrifiante», ce qui constitue une peine «cruelle et inusitée», contraire à la dignité humaine garantie par les droits de la personne.

La loi du Montana exige que le sédatif utilisé pour les exécutions soit un barbiturique «à effet ultra rapide», une terminologie par ailleurs peu usitée en médecine et en pharmacie. Les témoins experts des deux camps ont défilé à la barre, début septembre, pour plaider si le pentobarbital utilisé aujourd'hui répond à cette provision de la loi. Le juge Jeffrey Sherlock a finalement conclu que non.

Le magistrat a indiqué que l'État pouvait maintenant tenter de trouver une meilleure drogue qui répondrait aux exigences de la loi, ou alors demander à la législature d'amender cette loi.

Ron Waterman, avocat de l'Union américaine des libertés civiles, s'est réjouie de la décision du juge Sherlock, qui constitue une bonne nouvelle pour ses clients, puisque l'adoption d'une nouvelle loi sera longue et ardue - la législature du Montana ne siégera pas avant 2017.

La cause risque aussi de se rendre en Cour suprême du Montana.

Ronald Smith, qui a eu 57 ans en septembre, avait été reconnu coupable en 1983 du meurtre de deux hommes alors qu'il était fortement intoxiqué par l'alcool et la drogue - il consommait à ce moment-là chaque jour de 30 à 40 doses de LSD et de 12 à 18 bières.

Refusant d'abord de plaider coupable, ce qui lui aurait évité la peine capitale, Smith a finalement changé d'idée trois semaines plus tard, mais a demandé tout de même d'être exécuté, ce que le tribunal lui a accordé. Il s'est cependant ravisé par la suite, et il lutte depuis pour échapper à son exécution, qui a été annoncée puis reportée à plusieurs reprises.

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