Edmundston adopte une politique de «milieu sans parfum»

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Alors qu'encore aujourd'hui, la majorité des villes n'ont pas de politique en matière de port de parfums, la ville d'Halifax a été précurseur sur cette question.

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Étienne Fortin-Gauthier
La Presse Canadienne

Le port excessif de parfum n'est plus toléré dans les bâtiments municipaux d'Edmundston, au Nouveau-Brunswick, où le conseil municipal a adopté une politique de «milieu sans parfum», mardi soir.

La décision de la ville fait écho à plusieurs autres démarches du genre dans des milieux de travail. Quelques municipalités ont aussi des politiques similaires ailleurs au pays.

Pour le maire d'Edmundston, le dossier relève d'une question de santé publique. De plus en plus de gens semblent allergiques et disent subir des conséquences sur leur santé lorsqu'ils sont exposés à des parfums, selon Cyrille Simard, qui s'est entretenu avec La Presse Canadienne quelques instants après cette décision du conseil municipal.

Dans une déclaration envoyée en soirée, la ville d'Edmundston affirme que les symptômes signalés, allant de bénins à graves, comprennent les migraines, les maux de tête, l'irritation des yeux, des oreilles ou du nez, la constriction ou l'irritation de la gorge, les étourdissements, les nausées, les troubles respiratoires, les allergies cutanées, les douleurs musculaires et articulaires, la dépression et l'hypertension.

Le maire Simard affirme que plusieurs plaintes ont été formulées à ce sujet par des citoyens de la municipalité. Le conseil municipal a été à leur écoute en adoptant une politique sur cette question, a-t-il dit.

Ainsi, toute personne qui prend part à des activités ou qui travaillent dans les bureaux municipaux doivent s'abstenir d'utiliser des produits excessivement parfumés, selon la nouvelle politique. Des affiches seront installées dans les bâtiments de la ville à ce sujet.

«Au départ, on mise sur la sensibilisation du public sur un enjeu peut-être méconnu. Ce n'est pas coercitif au départ. Si une personne ne se plie pas à une directive d'un responsable d'une structure municipale, on pourra appliquer une mesure plus sévère», a indiqué Cyrille Simard.

Alors qu'encore aujourd'hui, la majorité des villes n'ont pas de politique en matière de port de parfums, la ville d'Halifax a été précurseur sur cette question.

En 1991, l'hôpital de la ville a interdit l'utilisation de parfums entre ses murs. Une initiative qui fût imitée par la municipalité d'Halifax quelques temps plus tard. La mesure a cependant provoqué une levée de bouclier de la part de l'industrie du parfum.

À Ottawa, l'idée d'imposer une interdiction totale du port de parfums dans les lieux publics (autobus, restaurants, bars,...) a provoqué de nombreuses réactions, forçant la ville à reculer sur la question.

Ainsi, les conseillers municipaux avaient décidé en 2006 de plutôt mener une campagne d'éducation sur les conséquences possibles du port excessif de parfums, plutôt que d'interdire l'utilisation de ces produits.

Plusieurs ministères gouvernementaux et entreprises demandent aussi à leurs employés de limiter leur utilisation de parfums.

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