Fukushima: traces de radioactivité dans le Pacifique canadien

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Le niveau de césium 134 dans l'eau est 1000 fois moins important que le seuil de tolérance pour la santé humaine.

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Agence France-Presse
Montréal

Des traces de radioactivité sans danger pour l'homme provenant de la centrale japonaise endommagée de Fukushima en 2011 ont été détectées récemment dans deux échantillons d'eau de mer prélevées près des côtes ouest du Canada, a-t-on appris mardi auprès du réseau de surveillance InForm.

C'est la première fois que des traces de césium 134 sont détectées sur les côtes nord-américaines.

Il s'agit de l'isotope de césium caractéristique de l'accident de la centrale électrique de Fukushima, provoqué le 11 mars 2011 par un gigantesque tsunami qui avait suivi un séisme de magnitude 9 au nord-est du Japon.

Les échantillons ont été prélevés en février près des côtes de Colombie-Britannique puis analysés par les scientifiques du réseau InForm.

Pour autant «les niveaux de césium sont bien en deçà des niveaux de radioactivité reconnus au niveau international comme pouvant représenter un danger pour la santé humaine ou pour l'environnement», a indiqué le réseau InForm (Integrated Fukushima Ocean Radionuclide Monitoring) sur son site.

L'un des scientifiques de ce réseau, le professeur Jay Cullen de l'université de Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, a expliqué que ces traces de pollution sur les côtes n'étaient pas surprenantes.

«Les niveaux (de césium, ndlr) qui ont été détectés à la fois au large ou sur les côtes sont pertinents avec les modèles qui avaient prédit l'arrivée de cette contamination sur la côte» pacifique, a-t-il déclaré sur la radio canadienne CBC.

Sur les deux échantillons, le niveau de césium 134 dans l'eau est 1000 fois moins important que le seuil de tolérance pour la santé humaine, a-t-il ajouté.

La surveillance de la qualité de l'eau de mer, de la faune et flore marines va se poursuivre encore quelques années afin d'appréhender l'impact environnemental de la catastrophe de Fukushima, a souligné le réseau InForm.

Ce réseau est constitué de scientifiques, de professeurs, d'organisations gouvernementales, de représentants de la société civile ou de simples citoyens volontaires qui collectent et analysent des échantillons.

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