Soldat disparu dans une avalanche: les recherches ralenties par la météo

Mark Anthony Salesse est disparu depuis jeudi après-midi.... (PHOTO LA PRESSE CANADIENNE/ARMÉE CANADIENNE)

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Mark Anthony Salesse est disparu depuis jeudi après-midi.

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La Presse Canadienne
BANFF, Alb.

La mère d'un soldat porté disparu dans une avalanche qui l'a apparemment fait tomber d'une saillie rocheuse au parc national de Banff, en Alberta, dit comprendre pourquoi les recherches prennent autant de temps.

Liz Quinn explique que la zone des recherches est toujours menacée par d'autres avalanches et doit être sécurisée avant que des équipes de secouristes puissent commencer à chercher son fils, le sergent Mark Anthony Salesse, lui-même technicien en recherche et sauvetage.

Les Forces armées canadiennes ont déclaré dans un communiqué que les chutes de neige dans le secteur de la voie d'escalade de glace Polar Circus étaient «incessantes» depuis l'accident survenu jeudi après-midi.

Le communiqué affirme que les autorités de Parcs Canada ont recours à des chiens pisteurs et à un appui aérien pour tenter de retrouver le sergent Salesse, mais que la neige et les menaces d'avalanche continuent de ralentir les recherches.

Mme Quinn a indiqué, en entrevue depuis sa résidence de Moncton, au Nouveau-Brunswick, que des responsables militaires lui avaient dit que les secouristes devraient provoquer eux-mêmes des avalanches pour sécuriser le secteur afin de permettre à des équipes au sol de s'y rendre.

Cela signifie que plus de neige et de débris tomberont sur la zone où son fils pourrait se trouver, dit-elle.

«Ils ne peuvent pas risquer la vie des autres techniciens en recherche et sauvetage et je ne peux pas les blâmer», a déclaré Mme Quinn samedi après-midi en entrevue.

«Ces gens - les techniciens en recherche et sauvetage - ont tous une famille, des parents, une femme. Alors nous sommes préparés au pire. Si tout le monde peut survivre à cela, Mark le peut aussi, mais les éléments jouent contre lui.»

Parcs Canada a indiqué dans un communiqué, samedi, que les secouristes attendaient que les conditions météorologiques s'améliorent avant de lancer un «déclenchement préventif des avalanches à l'explosif».

«À ce point-ci, nous pensons que les chances de survie sont minimes et nous sommes donc passés à une opération de récupération (du corps)», a indiqué Tania Peters, une porte-parole de Parcs Canada, dans un communiqué.

Lors de l'avalanche, le sergent Salesse, âgé de 44 ans, participait à un entraînement avec d'autres techniciens en recherche et sauvetage, selon l'armée.

Mme Quinn a appris par l'armée que son fils escaladait un mur de glace quand les conditions météorologiques, qui étaient censées être bonnes, se sont subitement dégradées. Les alpinistes, qui évoluaient par équipe de deux, ont rebroussé chemin.

Le sergent Salesse était le premier de son équipe à descendre et s'est arrêté sur une saillie rocheuse pour attendre son partenaire, a expliqué Mme Quinn. Mais quand son partenaire est arrivé, il avait disparu.

«Mark n'était visible nulle part. Ses empreintes étaient dans la neige, mais elles ont disparu avec les débris et toutes les autres choses qui ont recouvert la saillie», a dit Mme Quinn.

«Mark a fait une chute d'environ 240 mètres, et d'autres débris et de la neige provenant d'une ou plusieurs avalanches sont tombés sur lui.»

Le sergent Salesse, originaire de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, n'était pas marié et n'avait pas d'enfant. Il avait plus de 25 ans d'expérience en tant qu'alpiniste de glace.

«Ma seule consolation en ce moment, c'est que Mark faisait ce qu'il aimait le plus», a dit sa mère.

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