Francophonie: la France et le Canada veulent une «nouvelle impulsion»

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«Nous voulons faire une francophonie qui soit à la fois culturelle mais qui puisse être économique» également, a indiqué François Hollande au deuxième jour de sa visite d'État au Canada.

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OTTAWA

La France et le Canada ont l'intention de «donner une nouvelle impulsion» à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lors du sommet de Dakar, à la fin du mois, a indiqué lundi le président François Hollande.

«Je veux que ce rendez-vous (...) soit utile pour que nous puissions soutenir davantage la jeunesse francophone, protéger davantage le droit des femmes francophones, que nous puissions aussi développer les technologies nouvelles dans l'ensemble de l'espace francophone», a déclaré le chef d'État français devant le parlement canadien.

«Nous voulons faire une francophonie qui soit à la fois culturelle mais qui puisse être économique» également, a-t-il ajouté au deuxième jour de sa visite d'État au Canada.

Les priorités qu'il a énoncées correspondent à celles portées par Michaëlle Jean, candidate du Canada à la succession du Sénégalais Abdou Diouf à la direction de l'OIF. Ex-Gouverneure générale du Canada, Mme Jean était assise aux côtés du premier ministre canadien Stephen Harper lors de l'allocution du président français.

M. Hollande et Mme Jean «ont eu l'occasion d'échanger ensemble» à Ottawa, a-t-on indiqué dans l'entourage de l'ex-Gouverneur générale .

Paris et Ottawa assurent les deux tiers du budget de l'OIF mais la France, officiellement, ne soutient aucune candidature et se range généralement au candidat de consensus des pays africains.

«Lors du prochain sommet de Dakar qui se tiendra (les 29 et 30 novembre), la France et le Canada seront présents pour donner une nouvelle impulsion à la francophonie», a assuré M. Hollande.

La langue française, a-t-il estimé, «doit unir les chercheurs, les créateurs, les entrepreneurs, pour créer de nouvelles économies», rappelant en outre combien «la diversité culturelle (...) nous est chère».

Outre Michaëlle Jean, quatre autres candidats sont en lice pour succéder à l'ancien président sénégalais Diouf lors du sommet de Dakar fin novembre, et une règle non écrite veut que le secrétaire général soit une personne du Sud. Certains estiment même qu'il doit rester une chasse gardée africaine.

Lors d'un récent entretien avec l'AFP, Mme Jean a expliqué souhaiter, si elle est choisie, «établir une feuille de route pour maintenir l'action politique de la Francophonie» et y adosser «une stratégie économique plus inclusive des forces vives que représentent les femmes et les jeunes».

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