Le secteur de l'énergie se prépare pour un autre hiver rude

L'hiver dernier a connu des températures froides près... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

Agrandir

L'hiver dernier a connu des températures froides près des records dans certains marchés énergétiques clés en Amérique du Nord, comme Montréal (photo).

Photo Bernard Brault, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Terry Pedwell
La Presse Canadienne
OTTAWA

Surveillez bien votre portefeuille et ayez des vêtements chauds.

Les acteurs du secteur énergétique ont dit avoir tiré les leçons du vortex polaire de l'an dernier, et se préparent pour ce que l'Almanach des fermiers présente comme une autre saison d'un froid accablant - qui est déjà projetée comme la «T-Rex» des hivers.

Mais nombre de facteurs, incluant les températures d'hiver imprévisibles et la force ou la faiblesse du dollar canadien, pourraient constituer une tempête parfaite et entraîner une montée des prix de l'énergie, d'une nature similaire à celle de l'an dernier.

Alors qu'elle se prépare pour le dévoilement de ses projections annuelles le mois prochain sur ce qu'on peut s'attendre de la saison froide 2014-2015, l'Office national de l'énergie reconnaît qu'il s'agit en fait d'un coup de dé.

«Les prévisions météorologiques ne sont que ça - des prévisions. Elles seront erronées, et en fait l'an dernier fut un cas extrême de projections erronées», a exposé Darren Christie, le directeur des marchés énergétiques à l'Office national de l'énergie.

L'hiver dernier - comme si l'on pouvait l'oublier - a connu des températures froides près des records dans certains marchés énergétiques clés en Amérique du Nord, et personne n'avait semblé les voir venir.

Les Perspectives sur l'énergie pour l'hiver 2013-14 de l'organisation avaient projeté une consommation moindre de gaz naturel et d'huile de chauffage, et des prix légèrement plus bas, en se basant largement sur les prédictions de températures plus douces qu'à l'habitude d'Environnement Canada.

Mais un bond dans la demande de propane pour assécher les récoltes aux États-Unis et l'un des hivers les plus longs et les plus froids en près de quatre décennies ont résulté en une pénurie de mazout pour les fermiers et les résidants ruraux, et en des prix de l'énergie généralement plus élevés.

Pour la saison à venir, certains joueurs de l'industrie ont modifié leurs préparatifs pour l'hiver.

Enbridge - qui génère généralement des stocks de gaz naturel sur le marché ouvert durant la saison morte, espérant qu'ils soient suffisants pour combler les besoins de ses clients pour le reste de l'année - a changé de tactique plus tôt cette année.

Tout d'abord, l'entreprise gazière et pétrolière établie à Calgary s'est assurée que tous ses réservoirs de stockage soient remplis autant que possible.

Elle a aussi modifié sa manière d'acheter des provisions, procédant plus tôt dans la saison alors que les clients puisent progressivement dans les réserves, plutôt que d'attendre que l'approvisionnement soit réduit de manière importante et que les marchés ouverts soient plus vulnérables aux grandes fluctuations de prix.

«Nous avons évalué différentes manières d'effectuer nos achats de gaz, ce qui nous aidera à protéger nos clients des bonds potentiels de prix», a dit Jamie LeBlanc, directeur des politiques et de l'approvisionnement énergétique d'Enbridge.

L'une des principales inquiétudes pour l'instant en vue de la saison hivernale est l'approvisionnement en gaz naturel dans l'Ouest canadien, bien que les réserves dans l'Est du pays soient égales ou supérieures à la moyenne sur cinq ans.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer