Débat à Toronto: échanges vigoureux entre Ford et Chow

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Olivia Chow et Rob Ford mercredi lors du débat à Toronto.

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Colin Perkel
La Presse Canadienne
Toronto

Rob Ford a résisté à une série d'attaques concertées lors du premier débat télévisé en vue des élections municipales du 27 octobre, lors desquelles il tentera d'obtenir un second mandat à la mairie de Toronto.

M. Ford, qui a fréquemment roulé ses yeux, regardé en direction du plafond et souri au public, a défendu son bilan fiscal lors de ses répliques aux quatre candidats qui aspirent à lui succéder.

«Il y a quatre ans, j'ai été élu pour mettre fin au «graissage de pattes', a lancé M. Ford, faisant appel à un vieux refrain.

«J'ai mis fin au «graissage de pattes'», a-t-il renchéri.

L'ancienne députée néo-démocrate Olivia Chow n'a pas perdu de temps pour lui répliquer.

«Le temps est venu pour vous de partir car votre dégraissage de pattes s'est transformé en déconfiture», lui a-t-elle répondu.

«Vous devez mettre un terme à ce non-sens dont vous parlez.»

Mme Chow, qui a quitté ses fonctions à la Chambre des communes pour affronter M. Ford, a été la première à faire allusion aux problèmes bien connus du maire de Toronto - incluant la consommation de crack «dans une stupeur ivre» et des obscénités lancées à la télévision - qui en ont fait un sujet incontournable des talk-show télévisés et un nom reconnu à travers le monde.

Lorsque M. Ford a nié qu'il coupait dans le financement du transport en commun, affirmant qu'il ne faisait pas de «pirouettes» comme d'autres personnes, Mme Chow a profité de l'ouverture qui se présentait à elle.

«Nous en avons assez des scandales et du manque de vérité. Il est temps que vous partiez parce que vous embarrassez la ville.»

M. Ford n'a pas mordu à l'appât.

Il a plutôt attendu que la discussion porte sur le financement pour raconter comment il avait fait économiser de l'argent et réduit les taxes. Et il s'en est pris au talon d'Achille de Mme Chow: son étiquette socialiste.

«Tout le monde peut parler d'économies d'argent : je l'ai fait, a-t-il réagi. Nous n'avons pas besoin d'un gouvernement néo-démocrate de gauche qui taxe et qui dépense.»

Lorsque Mme Chow, une ancienne conseillère municipale, a relaté son rôle au sein du comité budgétaire, la réplique de Ford ne s'est pas faite attendre.

«Vous avez fait couler le navire.»

M. Ford, le visage rouge, a maintes fois laissé ses rivaux débattre entre eux, sans toutefois se gêner pour intervenir.

John Tory, un ancien chef provincial du Parti progressiste-conservateur, a déclaré que M. Ford «était en panne», compte tenu de son incapacité à faire adopter quoi que ce soit par un conseil de ville qui lui a retiré la grande majorité de ses pouvoirs en raison des scandales auxquels il est lié.

L'homme d'affaires a ajouté que le maire avait laissé tomber les contribuables et gravement endommagé la réputation de la ville, ce à quoi le maire lui a dit qu'il ne s'attendait pas à de tels propos de la part de son adversaire.

Mais plus souvent qu'autrement, durant les deux heures du débat, ce sont M. Ford et Mme Chow qui se sont lancés des attaques mutuelles.

«Le temps est venu de démonter le chapiteau à l'Hôtel de ville», a déclaré Mme Chow, ajoutant que le maire avait fait de Toronto «un embarras international».

Les autres candidats à la mairie sont Karen Stintz et David Soknacki.

La campagne de réélection du maire Ford a été ternie depuis plusieurs mois par de nombreuses controverses. Il a notamment admis avoir fumé du crack mais il a assuré qu'il n'éprouvait aucun problème de dépendance aux substances.




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