Les maires du Québec ne veulent rien savoir de Rob Ford

Le maire de Toronto, dont c'était la première... (Photo Sean Kilpatrick, PC)

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Le maire de Toronto, dont c'était la première présence à cette réunion de travail pour s'occuper des dossiers d'infrastructure et de logement social, a le droit d'être présent, a toutefois souligné M. Coderre.

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le maire de Montréal Denis Coderre et le maire de Québec Régis Labeaume n'ont pas été tendres envers Rob Ford: ils ne veulent rien savoir de lui, ni être associés au maire de Toronto.

Pour Denis Coderre, la rencontre des maires des 22 plus grandes villes canadiennes, mercredi, devait être une réunion de travail pour s'occuper des dossiers d'infrastructure et du logement social.

«C'est un caucus, pas un cirque», a-t-il souligné.

La veille, le maire de Montréal avait dit craindre que la présence de Rob Ford à la réunion ne soit une distraction. Celui-ci a défrayé les manchettes partout dans le monde en raison de ses nombreux déboires avec l'alcool, la drogue, ses photos avec des membres de gangs de rue, sans parler de ses contradictions et de ses excuses à répétition.

Les chefs des grandes villes se sont réunis mercredi à l'hôtel de ville d'Ottawa.

Le maire de Toronto, dont c'était la première présence à cette réunion, a le droit d'être présent, a toutefois souligné M. Coderre. Mais il a aussitôt ajouté qu'il n'a pas de temps à perdre avec lui.

«On lui parle pas, on veut rien savoir de lui», a-t-il dit, irrité, précisant qu'il était là pour faire avancer des dossiers.

Régis Labeaume, pour bien montrer qu'il prenait ses distances par rapport au maire torontois, a précisé qu'il n'a même eu de contact visuel avec lui.

«Je ne veux pas être associé ni de près ni de loin à cet homme», a répété le maire.

«Comment je pourrais expliquer à mes gens de Québec et à mes enfants que je travaille, collabore avec un homme qui, pendant son mandat, fumait du crack», a ajouté le maire, précisant que Rob Ford n'était pas un «homme vertueux».

Il a toutefois dit de lui qu'il a été «correct» et «a fait son travail».

Quant au maire de Laval, Marc Demers, il a également dit ne pas vouloir être associé à M. Ford, soulignant que «Laval a assez souffert de certains comportements de certains maires».

Le principal intéressé ne croit pas avoir entravé le déroulement de la journée de travail.

«Je m'entends bien avec tous les maires. Je ne crois pas que j'étais une distraction», a déclaré Rob Ford, qui dit avoir pris position notamment sur le budget fédéral et le plan d'infrastructure.

«On est pas tous d'accord, mais je ne suis pas ici pour ridiculiser le gouvernement conservateur. Je crois qu'ils ont bien traité Toronto. Personne ne peut se plaindre de cela», a-t-il dit.

Les journalistes ont fait le pied de grue devant la salle de réunion des maires, en grande partie pour attraper le maire Ford, qui a répondu à leurs questions avant et après la réunion.

Les autres maires présents ont été plus indulgents. La populaire mairesse de la ville de Mississauga, adjacente à Toronto, Hazel McCallion, a indiqué que Rob Ford faisait son travail et n'a formulé aucune critique à son égard.

Quant au maire de Calgary, Naheed Nenshi, il a dit que la présence du maire torontois a été utile pour plusieurs dossiers et il a ajouté qu'il faisait confiance aux médias.

«La bonne nouvelle est que les médias réfléchis vont comprendre les enjeux importants et ne seront pas distraits par d'autres attractions. Et j'ai un espoir infini envers les médias», a-t-il dit.




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