Des plaques personnalisées dès 2015 au Québec

Les prénoms seront acceptés mais des termes comme... (Photo Jacques Boissinot, PC)

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Les prénoms seront acceptés mais des termes comme «nazi» ou encore «FLQ» seront proscrits, a précisé le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault.

Photo Jacques Boissinot, PC

Martin Ouellet
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Québec se met à l'heure de l'Amérique du Nord et permettra aux automobilistes de personnaliser leur plaque d'immatriculation à compter de l'an prochain.

D'ici septembre 2015 au plus tard, les automobilistes pourront inscrire un mot ou une combinaison de lettres et de chiffres de sept caractères au maximum sur leur plaque d'immatriculation.

Ce faisant, Québec emboîte le pas à l'ensemble des États américains et des provinces canadiennes (à l'exception de Terre-Neuve-et-Labrador) qui offrent déjà ce service aux automobilistes.

«Ça fait plusieurs années que les gens au Québec attendent d'avoir leur plaque personnalisée. Ils vont aux États-Unis et dans le reste du Canada et voyaient que c'était possible ailleurs. C'est quelque chose qu'on avait dans le carnet de commandes», a expliqué jeudi la grande patronne de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), Nathalie Tremblay, aux côtés du ministre des Transports, Sylvain Gaudreault.

Sur la base des tarifs en vigueur hors Québec, il en coûtera aux assurés qui le désirent entre 100 $ et 250 $ pour obtenir une inscription personnelle. D'après les projections de la SAAQ, environ 80 000 automobilistes accepteront chaque année de débourser un coût supplémentaire pour obtenir une plaque personnalisée. Ce nombre représente 1,5% du parc automobile québécois qui compte six millions de véhicules.

«Quand je regarde les autres administrations canadiennes, elles ont un taux d'adhésion d'environ 2 à 2,5%. Comme c'est un nouveau produit, pour nous, on a choisi d'y aller avec une hypothèse prudente», a précisé la PDG de la SAAQ.

La nature des combinaisons de lettres et de chiffres sera laissée à l'imagination des propriétaires de véhicule pour autant que l'inscription soit jugée «appropriée» et «respectueuse». Un lexique permettra de prévenir les égarements.

«Quelqu'un qui voudrait mettre «FLQ» ou «nazi» ou des choses comme ça, ce ne serait vraiment pas approprié», a souligné le ministre Gaudreault, qui s'est présenté en conférence de presse avec une plaque sur laquelle était affiché son prénom.

«Il va y avoir un lexique, il y a déjà un comité à l'interne à la SAAQ qui travaille là-dessus. Si on est capable d'avoir un Directeur de l'état civil au Québec pour les prénoms, je ne peux pas croire qu'on ne sera pas capable d'établir un lexique acceptable», a-t-il ajouté.

La SAAQ lancera un appel d'offres public pour la distribution des nouvelles plaques et le coût exact d'acquisition pour les consommateurs sera alors établi. La SAAQ juge prématuré d'anticiper des profits, mais espère, dans un premier temps, couvrir les coûts du nouveau service.

«À partir du moment où on offre un nouveau produit qui n'est pas obligatoire, notre prémisse de base est de couvrir les coûts, a indiqué Mme Tremblay. Il est trop tôt pour dire si on va faire des sous avec la plaque parce que je ne connais pas encore mon coût total. Quand j'aurai choisi mon distributeur, je serai en mesure de déterminer à quel prix on pourra vendre cette plaque. L'idée, c'est de ne pas charger plus cher que ce que les clients sont prêts à payer.»

Il est à noter que la devise «Je me souviens» demeurera inscrite au bas de la plaque d'immatriculation personnalisée ou non.




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