Mort d'Athena Gervais à Laval: la police confirme qu'il s'agit d'un accident

Les amis de l'adolescente étaient sous le choc... (Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Les amis de l'adolescente étaient sous le choc ce matin à leur arrivée à l'école.

Patrick Sanfaçon, La Presse

Le Service de police de Laval (SPL) confirme que la jeune Athena Gervais, âgée de 14 ans, est décédée des suites d'un accident.

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Le corps d'Athena a été repêché hier soir dans le ruisseau qui se trouve à quelques mètres seulement de l'école.

Patrick Sanfaçon, La Presse

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Dans un Provi-Soir situé à 300 m de l'école, la boisson FCKD UP était jusqu'à récemment placée en évidence sur un présentoir près de la caisse, ce qui facilitait les vols.

Patrick Sanfaçon, La Presse

Le corps de l'adolescente avait été retrouvé jeudi, trois jours après qu'elle eut été portée disparue, et un rapport préliminaire d'autopsie a confirmé que son cadavre ne portait pas de traces de violences, a déclaré vendredi Geneviève Major, sergente des affaires publiques à la police de Laval.

La police attend maintenant le reste du rapport, qui permettra notamment de savoir si la jeune fille avait consommé des substances et quelle est la cause exacte de son décès.

Ces résultats devraient arriver dans les prochains jours, selon la sergente Major.

Tenter de comprendre

Dans le froid mordant, la tristesse était partout ce matin devant l'école Poly Jeunesse de Laval, que fréquentait Athena Gervais.

À travers les larmes, tous tentaient de comprendre ce qui est arrivé à cette jeune fille enjouée, « toujours souriante », « qui voulait que tout le monde autour d'elle soit heureux ».

Alors que la police privilégie la thèse de l'accident, tout indique qu'Athena était fortement en état d'ébriété au moment où elle a été vue pour la dernière fois.

Avec des amis, elle se serait rendue au dépanneur du coin lundi midi. Ils y auraient volé des canettes de FCKD UP, une boisson sucrée qui comporte une forte teneur en alcool (11,9%). Un garçon raconte en avoir bu avec Athena, qui aurait par la suite « calé » une autre canette à son retour sur le terrain de l'école.

« Elle avait de la misère à marcher, elle est tombée par terre devant l'école, raconte un ami qui l'accompagnait. On a tenté de la faire rentrer à l'intérieur, mais elle ne voulait rien savoir. »

Ses amis sont donc rentrés pour leurs cours de l'après-midi, la laissant seule à l'extérieur. Ils ne l'ont jamais revue vivante.

Boisson populaire

Le commis du Provi-Soir où se sont rendus Athena et ses collègues a affirmé que « de 30 à 40 jeunes » venaient chaque jour faire leur tour sur l'heure du dîner. Les petits vols à l'étalage y sont fréquemment observés, « surtout chez les filles », remarque l'employé.

Dans cet établissement situé à 300 m de l'école sur le boulevard Sainte-Rose, la boisson FCKD UP était jusqu'à récemment placée en évidence sur un présentoir près de la caisse, ce qui facilitait les vols. Les contenants, vendus à raison de deux pour 6,99 $, ont depuis été déplacés plus loin dans un réfrigérateur.

La Presse a publié l'automne dernier une série d'articles sur ces boissons ultrasucrées à forte teneur en alcool qui font sensation chez les jeunes consommateurs, inquiétant les experts en santé publique.

Sur le plan de l'alcoolémie, boire une canette de FCKD UP équivaut à consommer quatre verres de vin.

Un endroit peu praticable 

Des jeunes rencontrés à Poly Jeunesse ont confirmé que les alentours du ruisseau sont propices à glisser. Plus tôt cette semaine, des membres de sa famille écartaient l'hypothèse d'une fugue.

« Je vous garantis que ce n'est pas une fugueuse », a confié Tommy, qui décrit Athena comme sa meilleure amie. Il avoue avoir fondu en larmes quand il a appris sa mort hier soir. Sa voix tremblait encore ce matin.

Tous deux des élèves de deuxième secondaire, ils se connaissaient depuis deux ans.

« Elle était toujours souriante, elle était là pour tout le monde. Même quand on n'allait pas bien, elle s'arrangeait pour qu'on soit heureux ! », raconte-t-il.

En cette dernière journée avant la relâche scolaire, les élèves seront rencontrés aujourd'hui afin de discuter de cette triste affaire. Du soutien psychologique leur sera offert par la Commission scolaire de Laval, qui a déployé sa cellule de crise.

« Nos équipes de professionnels seront mobilisées, nous travaillons en collaboration avec le réseau de la santé. Les élèves avec des besoins particuliers seront identifiés », a dit hier soir Jean-Pierre Archambault, directeur des communications de la commission scolaire. « C'est important que les jeunes soient là pour qu'ils puissent s'exprimer, verbaliser. »

- Avec La Presse canadienne




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