Un cycliste blessé par un fil tendu à hauteur du cou

Claude Beaulé... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

Agrandir

Claude Beaulé

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Un cycliste roulant vers la maison a failli avoir la gorge lacérée par un fil de nylon tendu à la hauteur du cou sur le pont cyclable Claude-Brunet qui enjambe le canal de l'Aqueduc, à Verdun. Depuis ce soir-là, l'ingénieur Claude Beaulé est en congé forcé pour plusieurs semaines en raison d'une commotion cérébrale. Il a des dents cassées, le maxillaire déplacé et souffre de nombreuses contusions et écorchures.

«Ce n'est malheureusement pas une légende urbaine», dit-il en relatant l'évènement survenu le 5 septembre dernier, vers 17h, sur la passerelle entre les boulevards De La Vérendrye et Champlain. Un acte jugé criminel par la police.

«Je venais juste de ralentir en raison de deux passants. C'est probablement ce qui m'a évité d'avoir la gorge tranchée. Quand j'ai vu le fil, il était à environ un pied de mon cou. J'ai juste eu le temps de l'agripper et de l'abaisser par réflexe. Je suis tombé face première, le fil en travers de mon bras. Je me suis relevé avec une quinzaine de morceaux de dents dans la bouche.»

Sous le choc, ne mesurant pas la gravité de ses blessures, il a repris son guidon quand il a croisé par hasard deux patrouilleurs à vélo du poste de quartier 16 du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Les policiers ont rempli un rapport d'«agression armée».

«Les patrouilleurs sont allés sur les lieux, a confirmé à La Presse le service de relations médias du SPVM. Ils ont fait des vérifications et des recherches. Puisqu'il n'y avait aucun suspect, aucun témoin, aucune caméra de surveillance, aucun autre indice, trouver un coupable est difficilement envisageable en ce moment.»

Retourné sur les lieux de l'accident pour notre... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE) - image 2.0

Agrandir

Retourné sur les lieux de l'accident pour notre photographe, Claude Beaulé y a trouvé un fil de nylon. On ne sait pas s'il s'agit du même que celui qu'il a percuté le 5 septembre.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Fil barbelé

Au SPVM, on parle d'un cas «isolé». Il n'y aurait pas eu d'évènement similaire dans le quartier, c'est le premier, ajoute-t-on. Vélo Québec n'a pas non plus eu connaissance du phénomène dans la métropole. Claude Beaulé ne croit pas qu'on le visait personnellement. Le lendemain, il a commencé à effectuer des recherches sur le web. Le phénomène existe ailleurs.

En Angleterre, le mois dernier, un couple a alerté une association de cyclistes après avoir démonté un fil de canne à pêche à la hauteur du cou. Sur l'île de Vancouver, un cycliste a été blessé après avoir heurté un fil barbelé tendu entre deux arbres. En 2013, un homme de 22 ans a été arrêté en Ontario après avoir admis qu'il avait tendu des fils de canne à pêche sur des sentiers pour s'amuser. En 2010, une femme de l'Alberta a subi de graves blessures au visage et au cou après avoir elle aussi heurté un fil de canne à pêche.

«Je suis chanceux, j'ai une assurance dentaire, ajoute M. Beaulé. On parle d'au moins 20 000 $ pour des implants, des couronnes et des traitements en orthodontie. Pour mes pertes de revenus, j'attends une réponse de l'IVAC [Indemnisation des victimes d'actes criminels]. J'ai hésité avant d'en parler publiquement, je ne veux pas encourager les malfaiteurs. Mais en dénonçant, je me dis que je vais peut-être éviter à quelqu'un ce type d'agression.»




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer