Manif étudiante à Victoriaville: l'agent Denis Burelle suspendu 35 jours

Des policiers en action lors de la manifestation... (Photo Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

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Des policiers en action lors de la manifestation à Victoriaville en 2012 où Denis Brunelle a blessé trois jeunes.

Photo Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

Denis Burelle, ce policier de la Sûreté du Québec (SQ) qui avait été blâmé en déontologie pour avoir blessé trois manifestants à Victoriaville en mai 2012, est suspendu sans salaire pour 35 jours.

Le Comité de la déontologie policière, présidé par Me Richard Iuticone, s'est rendu à la suggestion commune des parties à la suite de la décision rendue par le Comité de déontologie policière le 24 janvier dernier.

Le Comité avait jugé que l'agent Burelle n'avait «pas utilisé une arme intermédiaire avec prudence et discernement».

Les événements remontent au 4 mai 2012, lors d'une manifestation étudiante tenue devant le Centre des congrès de l'hôtel Le Victorin à Victoriaville, où le Parti libéral du Québec était réuni en conseil général.

L'agent Burelle était l'un des six agents dans les cinq pelotons déployés par la SQ qui étaient munis d'une arme d'impact Arwen 37 qui lance des balles de plastique.

La manifestation était devenue violente, certains manifestants ayant lancé des pierres, des boules de billard, des pavés, des billes de métal, des pancartes et des fumigènes en direction des policiers.

Denis Burelle avait alors tiré dix fois en direction des manifestants et avait blessé trois personnes, dont deux gravement au visage.

Dominique Laliberté-Martineau, avait subi deux fractures à la mâchoire en plus d'avoir six dents cassées et la lèvre lacérée. Alexandre Allard a eu des convulsions après l'impact de la balle, a eu le lobe d'oreille déchiré, une fracture à un os du visage et deux commotions cérébrales. La troisième manifestante, Magali Paquin, avait subi des blessures sérieuses à l'avant-bras.

Pour le Comité de déontologie, il est clair que l'agent Burelle «a tiré trop haut» et qu'il «n'a pas utilisé son arme d'impact avec prudence et discernement».

Même si la manifestation avait mal tourné, les trois manifestants «n'étaient aucunement menaçants pour les policiers», est-il écrit dans la décision du 24 janvier.

«Mme Laliberté-Martineau n'avait rien dans ses mains et elle parlait à son copain. M. Allard n'avait rien dans les mains. Mme Paquin tenait son téléphone cellulaire dans une main et un maraca dans l'autre main», peut-on y lire.

Dans sa décision, le Comité de déontologie avait également souligné que «l'agent Burelle était dépassé par les événements, n'ayant aucun souvenir concernant l'utilisation de son arme d'impact le 4 mai 2012.»

En rendant sa décision, le commissaire a fait valoir que la sanction se doit d'être dissuasive et exemplaire.




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