Mort par sudation: la Cour d'appel rejette l'appel des verdicts de culpabilité

Ginette Duclos, Gabrielle Fréchette et Gérald Fontaine ont été... (Photo Archives, La Tribune)

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Ginette Duclos, Gabrielle Fréchette et Gérald Fontaine ont été reconnus coupables, en décembre 2014, de négligence criminelle causant la mort de Chantal Lavigne et des lésions à Julie Théberge.

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne

Les trois personnes condamnées pour la mort de Chantal Lavigne, survenue lors d'un rituel de sudation à Durham-Sud en 2011, n'éviteront pas la prison: la Cour d'appel a rejeté l'appel de leurs verdicts de culpabilité et refuse d'entendre l'appel de leurs peines.

Elles doivent donc prendre le chemin de la prison: la Cour d'appel les somme de s'y rendre au plus tard le 17 novembre.

Reconnues coupables en décembre 2014 de négligence criminelle ayant causé la mort de la femme, elles avaient connu leurs peines en janvier 2016: l'organisatrice du séminaire de croissance personnelle Gabrielle Fréchette avait écopé de trois ans de prison, alors que Ginette Duclos et Gérald Fontaine avaient reçu tous deux une peine de deux ans d'emprisonnement.

La victime, Chantal Lavigne, une femme de 35 ans de Saint-Albert-de-Warwick, participait à un séminaire de 14 jours en juillet 2011, intitulé «Mourir en conscience». Elle est morte à la suite d'une séance de sudation qui avait été organisée par les coaccusés.

Gabrielle Fréchette, qui voyait à l'organisation de cette «activité de croissance et d'épanouissement personnel» et qui agissait à titre de guide en prétendant canaliser une entité spirituelle nommée Melkisédek, a ainsi écopé d'une peine plus sévère que Ginette Duclos et Gérald Fontaine dont le rôle était de l'assister, chacun ayant des fonctions bien définies.

Mme Lavigne est décédée, mais plusieurs autres participants avaient été malades, dans des conditions décrites par un coroner comme l'équivalent d'une «cuisson».

«La preuve démontre hors de tout doute raisonnable que les actes ont démontré une insouciance déréglée et téméraire à l'égard de la vie ou de la sécurité des victimes», avait tranché en 2014 la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec à Drummondville.

En appel, les trois personnes avaient entre autres plaidé que la juge avait erré en concluant que leur conduite constituait un écart marqué et important par rapport au comportement qu'aurait adopté une personne raisonnable dans les mêmes circonstances.

La Cour d'appel, sous la plume du juge Patrick Healy, a rejeté tous leurs moyens d'appels des verdicts.

Et la permission d'en appeler des peines imposées leur a été refusée. «Non seulement se situaient-elles dans une fourchette acceptable, mais elles pourraient même être qualifiées de clémentes», écrit le juge Healy dans la décision rendue mardi.

Un appel des verdicts est possible devant la Cour suprême du Canada.

L'avocat de Gabrielle Fréchette, Me Richard Dubé, a déclaré mercredi être en train d'évaluer la possibilité de demander la permission à la Cour suprême de se pencher sur le dossier et de renverser le verdict.

Le trio avait aussi été reconnu coupable de négligence criminelle causant des lésions corporelles pour ce qu'a subi une autre participante au rituel de sudation, tombée en état de choc. Elle s'en était toutefois remis après avoir reçu des soins médicaux.




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