Le policier Éric Deslauriers en appelle de sa condamnation pour homicide involontaire

Un an après les faits, M. Deslauriers avait... (Photo IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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Un an après les faits, M. Deslauriers avait été accusé d'homicide involontaire pour avoir déchargé intentionnellement une arme à feu de façon insouciante et de négligence criminelle causant la mort avec une arme à feu.

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Éric Deslauriers, ce policier de la SQ qui a été déclaré coupable en septembre dernier de l'homicide involontaire d'un adolescent de 17 ans, fera appel du verdict.

Les faits s'étaient produits le 22 janvier 2014, vers 13 h, dans le stationnement d'une polyvalente, à Sainte-Adèle. Au volant d'une voiture volée, David H. Lacour, 17 ans, avait pesé à fond sur l'accélérateur alors que le policier, qui se trouvait debout non loin du véhicule, le sommait de lever les mains. Le policier a tiré deux coups, alors que le véhicule suspect était en mouvement. Le deuxième a atteint mortellement le jeune au cou.

Un an après les faits, M. Deslauriers avait été accusé d'homicide involontaire pour avoir déchargé intentionnellement une arme à feu de façon insouciante et de négligence criminelle causant la mort avec une arme à feu. Au terme de son procès, le 22 septembre dernier, le policier de 45 ans a été déclaré coupable de la première accusation, tandis que la juge Joëlle Roy a décrété un arrêt des procédures sur la seconde. Elle n'avait pas retenu la défense de M. Deslauriers, qui disait avoir agi par crainte pour sa vie, car il avait perçu que la voiture fonçait vers lui.

Des erreurs

Dans l'avis d'appel, les avocats de M. Deslauriers, Mes Nadine Touma et Tristan Desjardins, allèguent que la juge Joëlle Roy a commis plusieurs erreurs de droit dans son jugement. Ils soutiennent entre autres que la juge a fait totalement abstraction d'éléments de preuve qui étaient favorables à la défense, notamment des parties de témoignage de M. Deslauriers, ainsi que de ceux de témoins qui ont assisté à l'intervention.

On soutient également que la juge a fait une appréciation erronée de la preuve d'expert, qu'elle trouvait partiale et non pertinente.

Il est à noter que c'est une peine minimale de quatre ans de prison qui vient avec une condamnation d'homicide involontaire, quand il y a usage d'arme à feu. Me Touma a déjà annoncé qu'elle allait contester la constitutionnalité de cette peine minimale, quand les parties se reverront pour les observations sur la peine, en janvier.




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