Plusieurs victimes d'agression sexuelle ont profité de la clinique CAVAC-Juripop

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Les participants pouvaient consulter une panoplie d'experts: des avocats criminalistes, des avocats spécialisés en droit du travail, ainsi que des intervenants sociaux issus notamment du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) et du Groupe d'aide et d'information sur le harcèlement sexuel au travail (GAIHST).

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Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Plusieurs personnes se disant victimes d'agression et de harcèlement sexuels ont profité des services d'une clinique d'information juridique et d'accompagnement psychosocial à Montréal, en fin de semaine, si bien que les organisateurs envisagent de répéter l'expérience.

Le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC), qui travaillait en collaboration avec les avocats de Juripop, dresse un bilan positif de l'événement, qui a généré une affluence importante vendredi soir et samedi matin.

En entrevue téléphonique quelques minutes avant la fermeture de la clinique, samedi, la directrice générale du CAVAC de Montréal, Jenny Charest, ne disposait pas de chiffres, mais elle a souligné que les 13 salles de réunion du CAVAC à Montréal avaient été utilisées «de façon constante» pendant les deux journées.

Les participants pouvaient consulter une panoplie d'experts: des avocats criminalistes, des avocats spécialisés en droit du travail, ainsi que des intervenants sociaux issus notamment du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) et du Groupe d'aide et d'information sur le harcèlement sexuel au travail (GAIHST).

Des représentants du milieu culturel, dont l'Union des artistes (UDA) et la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ) étaient aussi présents pour offrir leurs conseils.

Mme Charest s'est réjouie de cette «belle réussite» et a affirmé que les organisateurs étaient tentés de relancer l'initiative à un autre moment.

«On n'en est pas encore à ce moment-ci à dire oui, ou quand. Mais c'est très, très clair que la réponse de la population, que le sentiment d'avoir fait une différence pour plusieurs personnes, ça nous incite à réfléchir et à voir les possibilités de le refaire», a-t-elle confié.

Selon Jenny Charest, cette clinique spéciale servait à améliorer l'accessibilité à certains services qui sont déjà disponibles aux victimes.

«C'est une façon d'augmenter l'accessibilité. En le faisant le vendredi soir, le samedi toute la journée, on ouvrait nos bureaux à des moments où normalement ce n'est pas ouvert», a-t-elle expliqué.

«L'accessibilité à des avocats, pour des consultations gratuites, ça ne fait pas partie des services habituels qu'on offre. Ça améliorait l'offre de service, du fait d'être multidisciplinaire comme ça.»




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