Colis de drogue livré par drone en prison: l'accusé reste détenu

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La juge a émis une ordonnance de non-publication sur la preuve présentée en cour ainsi que sur les motifs de la décision qu'elle rendra mardi après-midi.

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Un homme arrêté parce qu'il aurait livré par drone un colis contenant de la drogue dans la cour d'une prison de Montréal restera détenu en attendant la suite des procédures.

La juge Linda Despots, de la Cour du Québec, a refusé de remettre en liberté de Tyree Virgo, détenu depuis son arrestation le 3 août dernier, le jour où la livraison aurait eu lieu.

Il avait été accusé le lendemain de plusieurs chefs, notamment de possession de cannabis en vue d'en faire le trafic, possession non autorisée d'une arme à feu et possession d'une arme alors qu'il était sous le coup d'une interdiction d'en avoir une entre les mains. D'autres accusations ont été déposées par après.

L'homme de 46 ans a plaidé non coupable à l'accusation de trafic de cannabis.

L'enquête pour remise en liberté a eu lieu mardi matin au palais de justice de Montréal. Le procureur de la Couronne, Pascal Dostaler, s'opposait à la remise en liberté de l'homme en raison de ses antécédents judiciaires, de la preuve au dossier qu'il juge «solide» et de la gravité des infractions.

Tyree Virgo, les cheveux en un bas chignon, la barbe fournie et portant des lunettes noires, a comparu menotté devant la juge. Il a témoigné d'un ton calme pour obtenir sa libération.

L'homme a de nombreux antécédents judiciaires.

La juge Despots a émis une ordonnance de non-publication sur la preuve présentée en cour ainsi que sur les motifs de sa décision rendue mardi après-midi.

La remise en liberté peut être refusée en vertu du Code criminel pour différents motifs, notamment si un juge craint que l'accusé ne se présente pas au tribunal, pour assurer la protection du public ou s'il y a une «probabilité marquée» que le prévenu, s'il est mis en liberté, commette une infraction criminelle.

Il pourrait s'agir du premier cas d'une personne accusée pour une livraison à des détenus par drone au Québec. Quelques autres cas de livraisons par voie aérienne ont été recensés depuis.

Les gens deviennent de plus en plus créatifs, a commenté Me Dostaler au sujet de cette nouvelle méthode, peu après la tenue de l'enquête.

Tyree Virgo devra revenir en cour le 29 septembre.




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