Financement illégal: un ex-attaché politique de Pauline Marois plaide coupable

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

L'ex-attaché politique de Pauline Marois dans la circonscription de Charlevoix, Ernest Murray, a plaidé coupable, vendredi, à l'accusation d'avoir conseillé une infraction criminelle - qui n'a jamais été commise.

Les faits remontent à la campagne électorale de 2008, alors que trois prête-noms avaient été suggérés par courriel à la firme de génie-conseil Roche pour du financement politique.

L'avocat de M. Murray, Mathieu Camirand, a plaidé que le crime conseillé par son client n'avait pas été commis, et qu'il y a eu arrêt des procédures sur les quatre autres chefs d'accusation portées à l'origine, dont ceux de fraude et de complot.

Ernest Murray faisait partie du groupe de sept personnes arrêtées en 2016 pour des fraudes présumées liées au financement des partis politiques. Parmi ce groupe: l'ex-ministre libérale Nathalie Normandeau, son ex-chef de cabinet Bruno Lortie, l'ex-vice-président de Roche Marc-Yvan Côté (ancien ministre de Robert Bourassa), et François Roussy, ex-maire de Gaspé et ancien attaché politique du député péquiste local.

M. Murray a reconnu au tribunal que dans le cadre de la campagne de financement de 2008, Martin Lapointe, de Roche, lui avait demandé trois prête-noms afin de verser des dons au Parti québécois. M. Murray a alors envoyé par courriel trois noms de personnes qu'il considérait comme «fiables». Ces noms n'ont jamais été utilisés et l'infraction conseillée n'a donc jamais été commise, a indiqué son avocat.

Selon Me Camirand, M. Murray avait déjà admis ces faits à la Commission Charbonneau et aux enquêteurs de la police.

L'usage de prête-noms permet à des entreprises de verser d'importantes contributions à des partis politiques en multipliant les petits dons pour contourner les plafonds fixés par la loi.

Les deux parties reviendront en cour le 30 août prochain, au palais de justice de Québec, pour les observations sur la peine. Selon Me Camirand, la Couronne demande une peine suspendue, avec probation d'un an, alors que lui recommandera une absolution conditionnelle (sans casier judiciaire), avec probation d'un an.

Quant à Mme Normandeau et aux cinq autres coaccusés, ils ne bénéficieront pas d'une enquête préliminaire et subiront directement leur procès pour complot, corruption, fraude et abus de confiance. La poursuite allègue que du financement politique et des cadeaux auraient été versés par des entreprises entre 2000 et 2012 pour obtenir de lucratifs contrats du gouvernement.




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