La justice n'a pas à choisir le parrain ou la marraine d'un bébé, tranche la Cour

À la fin de l'automne dernier, un couple... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, archives LA PRESSE)

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À la fin de l'automne dernier, un couple a demandé à la Cour supérieure de trancher « certaines questions relatives aux modalités du baptême de X », une petite fille alors âgée de 7 mois. Au coeur du problème : le choix du parrain et de la marraine de l'enfant, sur lequel ils ne s'entendent pas.

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Pas question que la justice choisisse le parrain et la marraine d'un bambin à la place de ses parents incapables de s'entendre, a averti récemment un juge de la Cour supérieure faisant face à cette demande inhabituelle des ex-conjoints.

Les deux parents, des Beaucerons, se sont séparés alors que leur enfant n'avait que 3 mois.

À la fin de l'automne dernier, ils ont demandé au juge Michel Beaupré de trancher « certaines questions relatives aux modalités du baptême de X », une petite fille alors âgée de 7 mois.

Au coeur du problème : le choix du parrain et de la marraine de l'enfant, sur lequel ils ne s'entendent pas.

Mais ils devront s'entendre, a tranché le juge Beaupré : il n'est pas dans l'intérêt de l'enfant de voir ces personnes importantes être désignées par un magistrat qui connaît mal la famille.

« Cette demande pour le moins singulière semble au surplus pour l'instant motivée davantage par certains intérêts des parents que par l'intérêt supérieur de X », a dit le juge Michel Beaupré.

La Cour en a appelé à la patience des parents. « Le tribunal suggère aux parties de laisser la poussière retomber et il est à espérer qu'une fois le climat assaini, l'organisation d'un tel événement [le baptême] et la désignation des parrain et marraine pourront être décidés conjointement, de façon civilisée et en vue d'une cérémonie dans un climat serein », ajoute le magistrat. Il a demandé aux parents de transmettre ces commentaires à leurs entourages respectifs, pour calmer les esprits.

UNE OUVERTURE...

Le juge Beaupré a toutefois laissé une porte ouverte, affirmant que « si vraiment un débat persiste au sujet du baptême et que l'intérêt supérieur de X justifie alors de le régler par la voie judiciaire, les parties pourront saisir le tribunal d'une demande à ce sujet ».

Leurs avocates respectives n'ont pas voulu commenter la situation.

La Presse ne peut révéler le nom des parties impliquées, parce qu'il s'agit d'un litige en matière familiale.




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