Malcom Rowe accueilli sur le banc de la Cour suprême

Malcom Rowe a affirmé qu'ultimement, il accède au... (Photo Fred Chartrand, La Presse canadienne)

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Malcom Rowe a affirmé qu'ultimement, il accède au banc de la Cour suprême grâce au soutien de ses proches et à l'ensemble de ses expériences.

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Terry Pedwell
La Presse Canadienne
OTTAWA

Quand il le veut, Malcom Rowe peut être un homme de peu de mots, a reconnu la juge de la Cour suprême Beverly McLachlin vendredi, alors que le Terre-Neuvien a officiellement accédé au banc de neuf magistrats du plus haut tribunal au pays.

Celui qui succède à Thomas Cromwell, à la suite de son départ à la retraite, a démontré ce laconisme lors d'une brève allocution à saveur contemplative.

Devant ses proches et des politiciens d'ordre fédéral comme provincial, M. Rowe a dressé un bilan de ses plus grands exploits.

Il n'a toutefois pas fait mention de ses 16 années passées à la Cour d'appel de Terre-Neuve-et-Labrador, de ses études à la faculté de droit de l'Université York de Toronto ou encore de son travail au sein du ministère fédéral des Affaires étrangères. Il a également choisi d'omettre son expertise en questions constitutionnelles, de même que son rôle dans des litiges internationaux comme la «guerre du flétan» dans l'Atlantique.

Le magistrat de 63 ans a plutôt discouru d'écoute, de voyage et de voile. Il a raconté ses aventures de navigation autour de sa province natale ainsi que ses rencontres avec des Canadiens de tous les horizons.

C'est avec passion qu'il a abordé le sujet de sa famille, qu'il devra déraciner pour s'établir à Ottawa. Il a laissé poindre une certaine déception en reconnaissant qu'il ne pourra plus visiter ses amis à l'improviste pour prendre le thé.

Malcom Rowe a affirmé qu'ultimement, il accède au banc de la Cour suprême grâce au soutien de ses proches et à l'ensemble de ses expériences.

«La fortune m'a souri avec le visage rayonnant», a-t-il lancé en rapportant la gaieté avec laquelle sa femme préparait leur déménagement.

Le ministre de la Justice de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Parsons, peinait à contenir sa fierté lors de son discours. En tant que jeune avocat, il rêvait de prendre la parole devant la Cour suprême, mais il «n'aurait jamais imaginé» que ce serait à l'occasion de la nomination de l'un de ses compatriotes, a-t-il déclaré.

Le ministre Parsons a aussi souligné le courage de M. Rowe qui se dit adepte de la théorie l'«arbre vivant», qui rejette l'interprétation de la Constitution en dehors de son contexte social. Il estime donc que la Cour suprême a un rôle législatif puisqu'à ses yeux, le sens de la Constitution n'est pas immuable.

Premier Terre-Neuvien nommé à la Cour suprême, M. Rowe est également le premier juge de la Cour suprême à s'être soumis au processus de sélection mis sur pied par le gouvernement libéral en août dernier. En vertu de ce mécanisme, qui se veut plus transparent, les candidats postulent eux-mêmes pour le prestigieux siège et les candidatures sont ensuite scrutées par un comité consultatif indépendant, qui ne doit retenir que quelques noms.




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