La voyante et l'adjointe de l'avocate s'expliquent

Caroline Duval a décliné nos demandes d'entrevues parce que le Barreau fait... (Illustration La Presse)

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Caroline Duval a décliné nos demandes d'entrevues parce que le Barreau fait enquête. En attendant, elle «dément vigoureusement» les propos de son ancienne cliente, dans une lettre d'avocat envoyée hier à La Presse. Voici ce qu'affirment de leur côté l'adjointe de l'avocate et leur voyante.

La voyante

Selon la tireuse de cartes, la cliente insatisfaite est une «fauteuse de troubles qui a de gros problèmes». Suzanne Pépin nie se mêler des dossiers de Caroline Duval (admise au Barreau en 1997 et non en 1999, comme une consoeur homonyme), même si certaines de ses réponses donnent l'impression contraire.

«Carole Duval me dit: «Je vais t'envoyer une cliente parce qu'elle a besoin d'être éclaircie.» Elle ne me parle pas de ses dossiers. Elle n'en a pas le droit», jure la voyante.

Invitée à préciser, elle répond: «Quand Caroline m'envoie une cliente, elle a confiance en moi. Elle sait que je vais diriger la personne vers la bonne situation.» C'est-à-dire«éclairer» la cliente, ajoute-t-elle, et répondre à la question: «Ça vaut-tu la peine qu'elle se batte pour sa cause?»

Entrevue avec la voyante au sujet de son rôle

Caroline Duval ne lui a «pas envoyé juste une personne» dit la voyante, avant de préciser: «trois clientes».

Suzanne Pépin dit qu'elle n'appelle pas l'avocate de son propre chef au sujet de ses dossiers. «C'est Caroline Duval qui me dit, mettons: «Je m'en vais en cour aujourd'hui.» Et moi, je lui dis, mettons: «OK, ça va bien aller, ou telle affaire»», illustre la voyante.

La tireuse de cartes nie donner des cues (signaux) dans les dossiers de l'avocate: «Ce n'est pas comme ça que ça se passe. Ça n'est même pas dans des dossiers. Elle parle de sa vie personnelle avec moi.»

Dans un enregistrement, la voyante déclare pourtant qu'elle peut conseiller Caroline Duval et même lui dire: «Regarde, va-t'en comme ça», pour «défendre» et «comprendre le dossier» d'une cliente.

«C'est la madame qui m'a raconté qu'elle était en train de perdre sa fille, se justifie aujourd'hui la voyante. La madame ne voulait pas que sa fille aille à la DPJ. Puis, finalement, je pense que c'est la tante qui l'a gardée. Ça fait que j'ai dit à Caroline Duval: «Quand tu vas aller en cour, présentes-y qu'il y a quelqu'un dans la famille qui peut la garder.» Mais je me suis peut-être mal exprimée.»

Suzanne Pépin affirme qu'elle n'a pas parlé à son amie avocate depuis au moins trois semaines ou un mois, ce qui coïncide grosso modo avec l'envoi de la demande d'enquête au Barreau. Suzanne Pépin jure que Caroline Duval ne lui a jamais révélé que la plainte concernait leur relation. «Je ne m'en souviens plus c'est pour quoi. Elle m'a juste dit que la madame avait appelé au Barreau contre elle.»

L'adjointe à l'avocate

Lorsque nous lui avons lu l'extrait le plus troublant de sa conversation avec l'ex-cliente insatisfaite de Caroline Duval, son adjointe, Farah-Kinsley Delma, a affirmé: «Je me rappelle une conversation sous cette forme-là.» Elle a toutefois déclaré avoir été mal comprise. «On ne fait pas affaire avec la voyante, ce n'est pas du tout ça», a dit la jeune femme.

Pourquoi donc avoir dit que oui, puis nuancé que «c'était arrivé juste une fois» ? «Parce que la madame avait l'air de croire qu'on faisait tout le temps ça, ce qui n'est pas le cas», dit Mme Delma.

«Je me rappelle très bien avoir dit à la madame - parce qu'elle nous disait être référée par la voyante - que, oui, je la connaissais. Mais ce n'était pas pour tous les dossiers, vraiment pas. Et la voyante ne nous dit pas quoi faire non plus. Elle dit: «J'ai comme l'impression que tu es dans un dossier difficile ou quoi que ce soit. Ça va super bien aller.» Elle ne dit pas: «Fais ceci ou fais cela.»»

«Je me suis peut-être mal exprimée et la madame a peut-être mal compris. Mais on ne va pas la voir pour tout non plus. C'est comme parler avec une amie. Tu dis: "Ça va pas trop bien.» Elle dit: "Ça va bien aller.» C'est tout. On ne l'appelle pas pour dire: «Heille, il va se passer quoi ? "»

« Regardez, vous avez un avocat ici, vous avez un avocat ici. En partant, vous êtes gagnante ! », a promis la tireuse de cartes Suzanne Pépin, en montrant une série de valets à notre journaliste incognito. Quelques minutes plus tard, la voyante a désigné la dame de carreaux aux cheveux blonds en s'exclamant : « Pis en plus, elle est blonde Caroline Duval. Vous gagnez votre cause, feque vous prenez pas un avocat pour rien. »




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