Un ex-détenu sème l'inquiétude

Les agents Sonia Côté St-Hilaire et Steven Campbell... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les agents Sonia Côté St-Hilaire et Steven Campbell ont ainsi été reconnus coupables, par le Comité de déontologie policière, d'avoir arrêté, détenu « sans droit » et fouillé la manifestante Andréann Cossette-Viau ainsi que son sac à dos.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

Les policiers de Montréal et les autorités judiciaires s'inquiètent du comportement de Claude Forget, un ex-détenu qui vient de compléter une sentence de 20 ans de prison pour deux tentatives de meurtre sur des policiers et qui semble avoir du mal à respecter à la lettre les conditions imposées par la cour à sa libération.

Les policiers de Montréal et les autorités judiciaires s'inquiètent du comportement de Claude Forget, un ex-détenu qui vient de compléter une sentence de 20 ans de prison pour deux tentatives de meurtre sur des policiers et qui semble avoir du mal à respecter à la lettre les conditions imposées par la cour à sa libération.

Claude Forget a été arrêté cette semaine pour avoir omis de se présenter au poste de police et de signer un registre, comme le lui avait imposé un juge à sa sortie de prison, en avril.

« J'ai pas d'excuses, c'est un oubli complet. Je m'engage à respecter encore les conditions », a-t-il assuré vendredi lors de sa comparution au palais de justice de Montréal.

Forget est sorti de prison en avril dernier après avoir été détenu presque sans interruption pendant 27 ans. C'est lors d'une brève liberté illégale, en 1993, qu'il était tombé sur ses deux victimes, à la Place du Canada, au beau milieu de la nuit.

Les policiers Walter Filipas et Lucy Krasowski cherchaient un suspect à la suite d'un vol. Lorsqu'ils ont aperçu Forget qui traînait dans le coin, ils lui ont demandé d'approcher. Forget s'est exécuté, a sorti une arme de poing et a tiré sur les deux agents, les blessant gravement.

Depuis sa libération, il dit avoir vécu chez son père puis dans une maison de chambres. Il s'est inscrit à l'aide sociale et doit commencer un cours de travailleur de la construction à l'automne. 

« Même si je suis rendu à 58 ans, je veux refaire ma vie et intégrer la société adéquatement », a-t-il dit en cour.

Son avocat, Me Gunar Dubé, a fait valoir que ce n'est certainement pas pour échapper à la justice que Forget a omis de se présenter au poste de police le 30 juillet, puisqu'il est revenu signer le registre une semaine plus tard.

« Ça fait 27 ans qu'il a été incarcéré, ça doit être difficile pour lui, par lui-même, de réapprendre le processus », a soumis le juriste.

Mais le procureur de la couronne, Me François Allard, a demandé à la cour d'être ferme en refusant de remettre en liberté immédiatement un individu au profil « extrêmement dangereux et extrêmement violent ».

« Ce n'est pas comme s'il ne savait pas que la justice allait courir après, ça fait depuis 1974 que la justice court après! » a-t-il lancé.

« Il s'est dit « moi cette journée-là je n'y vais pas » », croit le procureur.

La cour doit décider lundi si Claude Forget sera remis en liberté d'ici à son procès pour non-respect de conditions.

Vendredi, un enquêteur de la section des Crimes majeurs avait été dépêché au palais de justice pour prendre en note tous les détails concernant le dossier de Forget.




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