Le Guatemala surveillera une famille de Lev Tahor

Un membre de la communauté Lev Tahor.... (Photo archives La Presse)

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Un membre de la communauté Lev Tahor.

Photo archives La Presse

Romina Maurino, Colin Perkel
La Presse Canadienne
TORONTO

Les autorités du Guatemala ont accédé à une demande du Canada de garder un oeil sur une des deux familles de la secte juive Lev Tahor qui se trouvent sur leur territoire, a affirmé lundi un porte-parole du ministère de l'Immigration de ce pays d'Amérique centrale.

Les membres de Lev Tahor se trouvent au Guatemala en toute légalité et n'ont contrevenu à aucune loi, a déclaré Fernando Lucero. Les autorités attendent de voir si Interpol émettra un mandat d'arrêt.

Selon M. Lucero, la famille est entrée légalement au pays le 4 mars dernier, et le Canada a demandé qu'elle soit surveillée parce qu'elle a fui le pays alors qu'elle faisait l'objet d'une enquête, en Ontario.

Les membres avaient été arrêtés à Panajachel parce qu'on les soupçonnait d'avoir commis un crime, a rapporté le porte-parole. Ils ont comparu devant un juge vendredi mais ont été relâchés, faute de preuves.

Deux familles de la secte devaient comparaître lundi en cour familiale dans la ville de Solola, selon le porte-parole de Lev Tahor, Uriel Goldman.

Il n'était pas possible de savoir pourquoi une seule des deux familles faisait l'objet de la requête des autorités canadiennes.

Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a affirmé que les autorités consulaires au Guatemala étaient en contact avec les autorités locales dans ce dossier.

Des familles faisant partie de la secte juive ultraorthodoxe ont quitté le Canada pour le Guatemala la semaine dernière, pendant des procédures judiciaires concernant la garde de leurs enfants. Neuf membres ont toutefois été interceptés à Trinité-et-Tobago et ont été rapatriés au Canada.

Environ 200 membres de la secte - dont 114 enfants - se sont installés à Chatham, en Ontario, vers la fin de l'année dernière après avoir soudainement quitté leur communauté au Québec, à Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides, afin de fuir la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) québécoise, qui devait s'occuper de 14 jeunes.

Le groupe a nié toutes les allégations de mauvais traitements.




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