Un juge canado-haïtien mort de cause naturelle, conclut le coroner

Le juge canado-haïtien Jean Serge Joseph est mort... (PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK)

Agrandir

Le juge canado-haïtien Jean Serge Joseph est mort à Haïti le 13 juillet.

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Alors que les circonstances de son décès avaient soulevé des doutes tant en Haïti qu'au Québec, le juge canado-haïtien Jean Serge Joseph est bel et bien mort de cause naturelle, conclut le Bureau du coroner du Québec.

Des «informations indiquant qu'il pourrait s'agir d'un décès survenu dans des circonstances obscures» avaient convaincu le coroner d'ouvrir une enquête en juillet dernier.

La famille du juge avait réclamé une autopsie puisque la thèse de l'empoisonnement avait abondamment circulé.

Les résultats de l'autopsie ont été rendus publics, ce mardi, plus de six mois après sa mort. La cause probable du décès est une hémorragie cérébrale, a conclu le coroner Jean Brochu.

Les analyses toxicologiques n'ont pas décelé la présence de produits connus susceptibles de causer une hémorragie, indique le coroner dans son rapport.

Le décès du juge Joseph soulevait des doutes puisque ce dernier enquêtait alors sur des allégations de corruption ciblant l'entourage du président haïtien Michel Martelly au moment de sa mort.

Joint par La Presse, un neveu du juge a refusé de commenter les conclusions du coroner québécois avant de consulter le reste de sa famille. La veuve du juge a obtenu un visa pour venir vivre à Montréal après avoir témoigné en Haïti concernant des pressions que son mari aurait subies là-bas peu de temps avant sa mort.

Ce citoyen canadien d'origine haïtienne est décédé à Port-au-Prince le 13 juillet dernier. Son corps a ensuite été rapatrié à Montréal où l'autopsie a été pratiquée.

En Haïti, des députés avaient qualifié la mort de «suspecte». Un proche du juge avait alors affirmé à La Presse que le magistrat de 58 ans avait subi d'importantes pressions politiques deux jours avant son décès, au cours d'une réunion à laquelle aurait notamment participé le président Martelly.

L'entourage du président a nié que des pressions aient été exercées sur le magistrat.

L'été dernier, la Chambre des députés, le Sénat et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire ont tous trois déclenché des enquêtes après le décès du juge. À l'époque, la direction de l'hôpital de Port-au-Prince où s'est éteint le juge avait déclaré que ce dernier est mort d'un accident vasculaire cérébral.

Des manifestations liées au décès du magistrat ont fait deux morts et sept blessés dans la commune de l'Estère, près des Gonaïves, d'où est originaire le juge Joseph, selon des médias locaux.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer