Un jury doit juger une affaire de coup de poing

Un jury de douze personnes a commencé à entendre, mardi, à Montréal, une cause... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Un jury de douze personnes a commencé à entendre, mardi, à Montréal, une cause de voie de fait grave liée à un seul coup de poing donné dans un bar.

«Je ne m'attendais jamais, au grand jamais à ça. Il n'y a eu aucune provocation de ma part. Je n'ai même pas eu la chance de finir mes mots. Il m'a donné un coup de poing au côté gauche du visage. J'ai dit t'es un hostie de malade. Il était froid, comme si j'avais rien dit», a relaté la victime alléguée, Sylvain Grad.

M. Grad, 53 ans, est le premier témoin entendu au procès de l'accusé, Gino Gagnon, 27 ans. Les faits sont survenus la nuit du 1er de l'an 2014, au bar L'enjeu, dans l'est de Montréal. M. Grad s'y était rendu avec sa conjointe, leur fils, leur bru, et d'autres membres de la famille, dont des neveux, pour fêter. M. Grad se qualifie lui-même de «mon oncle», quand il témoigne, et il lui arrive de parler de lui à la troisième personne. Il a raconté que «mon oncle» a payé des tournées, et fait boire les jeunes puisqu'on était le 31 décembre. Il a acheté deux à trois 26 onces de fort dans le bar, parce que c'est comme ça que ça marche maintenant. M. Grad affirme pour sa part avoir arrêté de boire à minuit et demi, car il était chauffeur désigné d'une des voitures. Il n'aime pas le fort, et évalue avoir bu deux bières.

Un peu avant la fermeture du bar, M. Grad s'est rendu vers les toilettes d'un pas «précipité» parce qu'il cherchait son fils. Au même moment, l'alarme hurlait, manifestement parce qu'une porte d'urgence qui devait rester fermée était ouverte. M. Grad dit avoir vu un type appuyé sur un petit mur proche de la toilette. «Je lui ai demandé d'un ton sec si c'était lui qui avait déclenché l'alarme. L'individu m'a accusé. Je lui ai répondu: c'est pas fort. Il m'a dit de me mêler de mes affaires, je lui ai dit une deuxième fois que c'était pas fort, et le coup de poing est arrivé», a relaté M. Grad, qui doit poursuivre son témoignage, mercredi. L'individu dont il parle est bien sûr l'accusé. Ce dernier est défendu par Me Marc Labelle.

Lors de son exposé d'ouverture, mardi, la procureure de la Couronne Diane Mulinda, a indiqué au jury que M. Grad avait subi une fracture de l'os orbital gauche, qui avait nécessité une chirurgie.  Un chirurgien maxillo-facial doit venir témoigner, a signalé me Mulinda.




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