Procès pour le meurtre d'une ado: Jonathan Mahautière n'aurait pas accepté la rupture

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Jonathan Mahautière

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Jonathan Mahautière «n'a pas accepté» que sa copine de 17 ans mette un terme à leur relation amoureuse alors «il l'a tuée».

«Les faits sont relativement simples», a résumé au jury la procureure de la couronne Geneviève Dagenais à l'ouverture du procès de M. Mahautière, 20 ans, ce mardi matin au palais de justice de Montréal.

Gabrielle Dufresne-Élie était une adolescente de 17 ans «sans histoire». Elle était en cinquième secondaire dans une école privée. Elle vivait avec sa mère, sa soeur jumelle et son beau-père.

En couple depuis deux ans avec l'accusé, la victime n'éprouvait «plus de sentiment» pour le jeune homme et lui avait mentionné qu'elle voulait rompre, a souligné Me Dagenais au jury. Jonathan Mahautière a eu 18 ans deux mois avant le meurtre.

Aujourd'hui âgé de 20 ans, Mahautière - un jeune homme frêle à l'air juvénile - est accusé du meurtre non prémédité de l'adolescente.

Le drame s'est joué le 7 juin 2014 dans une chambre du motel Chablis, angle Sherbrooke Est et Lacordaire, dans l'est de Montréal.

Ce samedi-là, l'adolescente a accepté de passer la journée avec Mahautière, mais elle lui a expliqué qu'il ne devait pas se faire d'attentes, que «c'était réellement terminé», a précisé la poursuite.

La couronne entend déposer au procès des conversations tirées de Facebook entre l'accusé et la victime qui se sont déroulées la veille et le matin du crime.

Après avoir passé la journée ensemble, l'accusé a invité l'adolescente à passer la soirée au motel. Il avait réservé une chambre pour une durée de 4h. L'adolescente lui avait indiqué qu'elle devait respecter son couvre-feu fixé à 22h par sa mère.

Toujours selon la poursuite, M. Mahautière aurait étranglé l'adolescente lorsque cette dernière lui aurait signifié qu'elle devait rentrer chez elle.

À 22h46, l'accusé a fait un appel au 911 que les jurés auront l'occasion d'écouter plus tard au procès. L'accusé a dit qu'il avait «fait quelque chose» qui lui mériterait «la prison à vie», a indiqué la couronne.

Des ambulanciers viendront témoigner de l'état dans lequel ils ont trouvé l'adolescente. La mère et la soeur de la victime viendront aussi décrire la relation entre la victime et l'accusé. Au total, la poursuite entend faire témoigner 17 personnes.

Le jeune homme a plaidé non coupable à l'accusation qui pèse contre lui. Il est défendu par Me Marie-Hélène Giroux et Me Clemente Monterosso. Le procès qui se déroule devant jury doit durer cinq semaines.




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