L'ex-avocat Loris Cavaliere est condamné

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Loris Cavaliere

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L'ex-avocat de la défense Loris Cavaliere a pris le chemin de la prison, mercredi après-midi, après avoir plaidé coupable à des accusations de gangstérisme et possession d'une arme à feu. Il a écopé 34 mois de pénitencier, une suggestion commune de la Couronne et de la défense que le juge Pierre Labelle a entérinée.

M. Cavaliere était bien connu au palais de justice de Montréal. Il a acquis sa notoriété au cours des 30 dernières années en représentant des membres du crime organisé, particulièrement ceux de la mafia italienne.

Il a été arrêté en novembre 2015, dans le cadre d'une importante opération visant le crime organisé. Dans la foulée, on lui a reproché d'avoir facilité les opérations de membres du crime organisé, notamment en acceptant que des discussions entre mafieux se tiennent dans son bureau et sa salle de conférence. L'endroit était truffé de micros pendant l'enquête, ce que M. Cavaliere ignorait, bien sûr.

Selon la théorie de la Couronne, une telle rencontre a eu lieu le 20 août 2015 entre membres d'une alliance visant à contrôler le territoire de vente de drogues. Lors de ces discussions, les interlocuteurs utilisaient les termes «loyers» et «taxes.» Il y a aussi eu des rencontres dans le magasin Denim, situé juste à côté de son bureau.

Selon la Couronne M. Cavaliere a pris part aux discussions de plusieurs acteurs importants du crime organisé, et il a fait le pont en acheminant des messages entre individus incarcérés et autres membres du crime organisé.  

«Loris Cavaliere était présent la majorité du temps afin de discuter de stratégies policières qui furent utilisées, dont l'utilisation d'appels de communication cryptés», lit-on dans un résumé préparé par la Couronne. M. Cavaliere mentionnait aussi qu'il avait accès à de l'information policière fiable, et il partageait de l'information sur l'enquête qui était en cours.

L'accusation pour l'arme à feu tient au fait qu'une arme 9mm, avec le numéro de série oblitéré, a été trouvée dans le plafond du sous-sol de l'immeuble où était situé son bureau d'avocat, au 6975 Saint-Laurent. L'immeuble appartient à sa conjointe, qui opère le commerce Denim.

Lors de son plaidoyer, Me Cavaliere a tenu à préciser qu'il reconnaissait ce qu'il avait fait, mais pas la théorie de la Couronne.




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