Coupable de tentative de meurtre sur une enfant de 11 ans

Un homme identifié uniquement par le prénom Ravi... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Un homme identifié uniquement par le prénom Ravi a été déclaré coupable de tentative de meurtre sur une enfant de 11 ans, hier.

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Après avoir étranglé une enfant de 11 ans avec sa corde à danser, Ravi l'avait traînée par les cheveux hors du domicile et l'avait laissée pour morte dans la ruelle, le soir du 26 mai 2013. L'enfant a survécu. Hier, au terme de son procès, Ravi a été déclaré coupable de tentative de meurtre, mais a été acquitté d'agression sexuelle.

La juge Silvie Kovacevich a trouvé que la preuve ne permettait pas « d'inférer un contexte sexuel ». Comme l'enfant avait perdu connaissance pendant un certain temps, elle ne savait pas ce qui s'était passé pendant ce laps de temps. Les prélèvements et analyses n'ont rien révélé d'anormal. Certes, les vêtements de l'enfant étaient abîmés, mais ça pouvait être imputable au fait qu'elle avait été traînée au sol.

Dans un jugement qu'elle a lu pendant presque deux heures et demie et qui était traduit en cingalais au bénéfice de l'accusé qui vient du Sri Lanka, la juge a décortiqué la preuve et les témoignages. Elle a relevé les nombreuses contradictions et incohérences dans la version de l'accusé, et signalé que celui de la victime était solide et corroboré par la preuve.

Ravi, nom fictif afin de protéger l'identité de l'enfant, partageait un logement avec la mère de la petite, dans l'arrondissement de Saint-Laurent. Celui que la petite appelait « oncle » couchait dans le garage. Ravi gardait souvent l'enfant, quand la mère était au travail. 

C'est ce qui est arrivé le 26 mai 2013. Alors qu'ils étaient dans le salon, en début de soirée, Ravi a fait essayer un collier à l'enfant, qu'il prévoyait lui offrir pour fêter sa toute récente puberté. Selon la version de la petite, il lui a ensuite passé sa corde à danser autour du cou et a serré. Elle ne pouvait plus respirer et a perdu connaissance. 

« AIDEZ-MOI, POLICE »

L'enfant s'est réveillée dans la ruelle non loin de chez elle, avec la corde autour du cou. Elle s'est relevée et est allée demander de l'aide à un voisin. « Aidez-moi, police », a-t-elle dit. Mais l'homme a refusé de la laisser entrer, croyant avoir affaire à une folle ou une droguée. L'enfant a dû poursuivre sa route et s'est rendue chez une amie d'où le 911 a été appelé. 

Pendant ce temps, Ravi est parti de la maison avec tous ses papiers personnels, incluant son passeport. Il a été arrêté le même soir dans un autobus. Il disait ne pas savoir où était l'enfant. Il avait de légères blessures au visage, aux bras et à l'abdomen.

Au procès, il a raconté une histoire alambiquée, dans laquelle il rejetait la faute sur deux hommes de race noire. Ce sont eux qui lui avaient fait un mauvais parti, cette fameuse soirée, quand il s'était rendu acheter quelque chose au dépanneur. Il laissait entente que c'était sans doute eux aussi qui avaient fait du mal à l'enfant.

La procureure de la Couronne, Nadine Haviernick, et l'avocate de la défense, Sharon Sandiford, reviendront devant la juge aujourd'hui, pour fixer la date des observations sur la peine.




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