Un père incestueux écope de 10 ans de prison

Un homme de 41 ans qui a eu des relations complètes avec sa propre fille et des... (Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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Un homme de 41 ans qui a eu des relations complètes avec sa propre fille et des contacts sexuels avec quatre amies de celle-ci a été condamné à 10 ans de prison, hier, à Montréal.

« Dix ans, c'est très dissuasif, mais aucune peine ne pourra réparer le tort causé », a fait valoir la juge Lori Renée Weitzman, en imposant la peine suggérée conjointement par les avocats de la Couronne, Me Audrey Simard, et de la défense Me Yann Trignac.

Les faits se sont produits entre 2008 et la fin 2014, quand le père avait la garde de sa fille, dans le cadre d'une garde partagée. L'homme a commencé par faire des attouchements à sa fille alors qu'elle avait une dizaine d'années. De fil en aiguille, il lui a montré de la pornographie juvénile et les gestes se sont intensifiés. Il y a eu inceste de 2012 à 2014. En outre, au cours de ces mêmes années, l'homme demandait à sa fille d'emmener des amies à la maison. Il spécifiait : « des belles, pas des grosses ». Il s'est livré à des attouchements à leur égard. Il a aussi filmé certains de ses ébats avec sa fille.

SECRET ÉVENTÉ

Le 30 décembre 2014, alors qu'elle avait 16 ans et se trouvait chez son père, la fille de l'accusé a confié son secret à son petit ami au téléphone. Ce dernier a appelé la mère, et celle-ci s'est empressée de prévenir la police. La jeune fille a été invitée à prétexter une course au dépanneur pour sortir de la maison. Les policiers en ont profité pour entrer chez son père et l'ont arrêté. Du matériel incriminant a été trouvé dans l'ordinateur et ailleurs dans la maison. Le père est resté détenu depuis.

L'homme, dont nous taisons l'identité pour protéger celle de sa fille, a eu son enquête préliminaire et les victimes ont toutes témoigné. Il a finalement plaidé coupable à neuf accusations, incluant la fabrication et la possession de pornographie juvénile. Les rapports établis à son sujet font état d'un risque de récidive de faible à modéré. L'homme veut s'investir dans des thérapies.

La juge a parlé de gestes odieux de la part d'un parent qui est sensé protéger son enfant.

« Il commence à comprendre les torts causés. Il faut mettre l'espoir sur le suivi thérapeutique », a fait valoir la juge. Soulignons enfin qu'un peu plus de trois ans seront soustraits de la peine, pour la détention préventive.

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